Mélody Mourey, au Théâtre de la Renaissance à Paris, en mai 2022.

En six ans et quatre pièces, son nom est devenu incontournable dans la programmation du théâtre privé. Mélody Mourey, 37 ans, n’a connu que des succès : Les Crapauds fous, La Course des géants, Big Mother et sa toute dernière création, La Zone indigo, cumulent, sans tête d’affiche mais avec un solide bouche-à-oreille, plus de 400 000 entrées. « Depuis le phénomène des spectacles d’Alexis Michalik, je n’ai jamais vu une telle réussite », reconnaît David Roussel, codirecteur du Théâtre des Béliers parisiens et président de l’Association pour le soutien du théâtre privé.

C’est en 2018 que ce producteur-diffuseur repère le talent de la jeune autrice et metteuse en scène. Cette année-là, Mélody Mourey frappe aux portes des théâtres de la capitale avec sa pièce Les Crapauds fous sous le bras, l’histoire de deux jeunes médecins polonais qui, durant la seconde guerre mondiale, mettent au point un stratagème pour berner les nazis et empêcher des déportations. Accueilli pour quelques dates au Théâtre Lepic, à Paris, le spectacle séduit David Roussel, qui décide de le programmer aux Béliers. « J’ai eu un coup de foudre pour sa puissance narrative », se souvient-il. Les Crapauds fous vont cumuler quelque 800 représentations et être nommés trois fois aux Molières en 2019.

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