Depuis le début de l’année, on observe une augmentation des cas de méningite en France.
Il s’agit d’une maladie qui touche les membranes protégeant le cerveau et la moelle épinière.
Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », Vincent Valinducq revient sur la proposition de rattrapage vaccinal de la Haute Autorité de Santé.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Face à la recrudescence des cas de méningite en France depuis le début de l’année, un rattrapage vaccinal est proposé par la Haute Autorité de Santé. En effet, 95 cas ont été recensés en janvier et 89 cas en février. La courbe est donc au-dessus des années précédentes. Le décryptage du docteur Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Qu’est-ce que la méningite ?
L’une des explications face à cette augmentation des cas de méningites pourrait être la grippe, très importante cette année. « Elle pourrait favoriser cette infection invasive à méningocoque parmi les personnes les plus touchées« , explique le docteur de la Matinale. Si les adultes et les adolescents sont concernés, ce sont principalement les jeunes nourrissons qui sont touchés, précise-t-il. La méningite est « une inflammation des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière. Le plus souvent, cette inflammation est la manifestation d’une infection par un virus ou par une bactérie« , indique le Vidal. Les méningocoques constituent les causes majeures de méningites aiguës, précise l’Institut Pasteur. Il existe différentes souches : A, C, W, Y, B. Si nous possédons des bactéries dans le nez ou dans la gorge, dans certains cas la grippe peut favoriser une infection invasive à méningocoque. Les symptômes du syndrome méningé sont le plus souvent une forte fièvre, une sensibilité exacerbée à la lumière, une raideur de la nuque, de violents maux de tête, des nausées et des vomissements.
La méningite touche les méninges, c’est-à-dire les trois enveloppes qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière, elle peut également passer dans le sang, c’est ce qu’on appelle une septicémie et cela peut avoir des complications dramatiques : atteintes neurologiques, surdité ou encore amputation de membres.
Méningite, les symptômes qui doivent nous alerterSource : Bonjour !
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Qui doit se faire vacciner ?
« Jusqu’à l’année dernière encore, il y avait certains vaccins obligatoires, d’autres recommandés« , rappelle Vincent Valinducq. Depuis le 1er janvier 2025, c’est une obligation maintenant pour tous les nourrissons, contre le type B et le type ACWY. « La vaccination de l’ensemble des nourrissons contre les méningocoques de type B et ACWY est justifiée par la gravité et la fréquence de ces infections, et également en l’absence d’alternative préventive chez les nourrissons qui représentent la classe d’âge la plus vulnérable« , insiste le ministère de la Santé. Le rattrapage vaccinal concerne donc tous les nourrissons nés avant le 1er janvier 2025.
Dans le détail, la Haute Autorité de Santé recommande donc le rattrapage vaccinal contre méningocoques ACWY jusqu’à trois ans, le rattrapage contre le sérogroupe pour les enfants de deux à cinq ans. Elle propose également d’élargir la vaccination contre les méningocoques ACWY pour les adolescents et les jeunes adultes (11 à 25 ans). « La mise en œuvre du rattrapage vaccinal des 15 et 24 ans non encore vaccinés, sous forme de campagne organisée (sur deux ans) est une mesure cruciale, non seulement pour protéger cette population, mais aussi pour induire une protection collective« , souligne la Haute Autorité de Santé.