Rafael Grossi, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l’AIEA au siège de l’agence à Vienne, en Autriche, le 23 juin 2025.

Les relations entre l’Iran et Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), se sont durablement détériorées depuis les frappes israélo-américaines ayant visé, en juin, le complexe nucléaire iranien. L’organisation, basée à Vienne, a confirmé au Monde, jeudi 28 août, que M. Grossi faisait l’objet, depuis cette période, de mesures de sécurité renforcées. Le porte-parole de l’AIEA n’a, cependant, pas voulu faire le lien avec d’éventuelles menaces proférées par Téhéran.

Cette protection, révélée par le Wall Street Journal, est assurée, 24 heures sur 24, par l’unité d’élite Cobra des services de sécurité autrichiens qui intervient, en règle générale, lors d’opérations antiterroristes ou de fusillades de masse. Elle protège également des personnalités comme le président et le chancelier autrichiens, ainsi que les ambassadeurs américain et israélien.

Cette mesure intervient alors qu’au même moment, selon le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, des inspecteurs de l’AIEA se trouvent en Iran pour surveiller le remplacement du combustible dans la centrale nucléaire de Bouchehr. L’installation est exploitée avec l’aide de techniciens russes.

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