
Une étude parue le mardi 3 février dans la revue PLOS Biology ouvre une nouvelle piste pour mieux comprendre l’équilibre, parfois fragile, du microbiote vaginal. On sait que certaines femmes ont une flore vaginale optimale, dominée par les lactobacilles – notamment les L. crispatus, espèce la plus fréquente. En revanche, d’autres souffrent de dysbiose (déséquilibre de la flore génitale), caractérisée par une prédominance de bactéries comme Gardnerella ou Prevotella, avec peu ou pas de lactobacilles. On parle alors de microbiote « non optimal ».
Or, les liens entre le microbiote vaginal et la santé sont étroits. Une flore dite « déséquilibrée » peut être associée à une vaginose bactérienne, une affection qui se manifeste par des pertes vaginales inhabituelles, parfois irritantes, des sensations de brûlure, et souvent une odeur de poisson caractéristique. Elle est aussi liée à un risque accru d’infections sexuellement transmissibles, d’infertilité et d’accouchement prématuré.
« On estime qu’environ une femme sur cinq présente un microbiote vaginal pauvre en lactobacilles, la moitié d’entre elles ayant des symptômes », précise Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’équipe écologie et évolution de la santé au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie, au Collège de France, à Paris, et coauteur de l’étude.
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