- La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei a été confirmée, dimanche 1ᵉʳ mars.
- Le régime des mollahs apparaît fragilisé et va désormais chercher à se recomposer.
- Côté américain et israélien, on ne relâche pas la pression sur Téhéran, avec des opérations militaires qui se poursuivent.
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Moyen-Orient : les États-Unis et Israël frappent l’Iran
Les frappes menées par les Américains et les Israéliens ont permis de tuer Ali Khamenei, au pouvoir depuis près de trente-sept ans en Iran. Un tremblement de terre pour la république islamique, qui a décrété une période de deuil de quarante jours et promet des représailles. À travers le pays, les prochains jours devraient rester agités, que ce soit sur le plan politique et militaire.
Un trio pour assurer la transition
On apprend ce dimanche qu’un dignitaire religieux nommé Alireza Arafi va rejoindre le triumvirat chargé d’assurer la transition en Iran après le décès du guide suprême Ali Khamenei. Il s’agit d’un homme influent, membre de l’Assemblée des experts et du Conseil des Gardiens de la Révolution. Le Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime a relayé cette information sur le réseau social X, expliquant avoir « élu l’ayatollah Alireza Arafi membre du Conseil de direction intérimaire ».
Cet organe, qui doit permettre de garantir une forme de stabilité à la tête de l’État iranien, comprend également le président Massoud Pezeshkian et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï. Ce trio doit diriger le pays jusqu’à ce que l’Assemblée des experts « élise un dirigeant permanent dans les meilleurs délais ».
Orphelin de son principal dirigeant, le régime des mollahs se trouve fragilisé et va entamer une phase de transformation. Outre la mort d’Ali Khamenei, ce sont quelque 40 hauts gradés qui auraient été abattus, si l’on en croit les dernières déclarations de l’armée israélienne. Des victimes parmi lesquelles on retrouve Mohammad Pakpour, le chef des Gardiens de la Révolution, ou bien encore Ali Shamkhani, un militaire qui était devenu le conseiller personnel du guide suprême pour les questions de sécurité.
Les frappes sur l’Iran ne sont pas terminées
De nouvelles explosions ont été entendues ce dimanche matin dans la capitale iranienne, tandis que l’armée israélienne faisait état de frappes « au cœur de Téhéran »
. L’État hébreu s’est d’ailleurs félicité en fin de matinée d’avoir détruit la moitié des stocks de missiles de l’Iran.
« L’armée israélienne a lancé une nouvelle vague de frappes visant les batteries de missiles balistiques et les systèmes de défense antiaérienne du régime terroriste iranien »
, a-t-elle déclaré sur Telegram au lendemain du début de son attaque conjointe avec les États-Unis. Tsahal a par ailleurs déclaré que « des dizaines d’avions de combat »
avaient frappé plus de 30 cibles dans l’ouest et le centre de l’Iran, « notamment des systèmes de défense aérienne, des lanceurs de missiles, des cibles du régime et des centres de commandement militaire ».
Dans une allocution télévisée samedi, un gradé israélien a laissé entendre que les manœuvres militaires allaient se poursuivre. « Nous faisons à présent face à une opération majeure, décisive et sans précédent, visant à démanteler les capacités du régime terroriste iranien – des capacités qui constituent une menace existentielle permanente pour la sécurité de l’État d’Israël »
, a-t-il lancé.
Côté américain, on menace par ailleurs Téhéran de nouvelles frappes de grande ampleur, si l’Iran cherchait à riposter. Un risque d’escalade à prendre au sérieux, alors que le président iranien Massoud Pezeshkian considère comme un « droit et un devoir légitime »
de venger la mort d’Ali Khamenei. Le dirigeant n’a d’ailleurs pas hésité à qualifier l’attaque contre son pays de « déclaration de guerre contre les musulmans ».

