• Le ministre de l’Enseignement supérieur a assuré mardi qu’il n’y aurait pas d’autres « meetings » dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré.
  • Une décision prise quelques jours après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.

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Mort de Quentin D., 23 ans, violemment agressé à Lyon

« Le risque de trouble est avéré« . Trois jours après la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, le gouvernement se méfie des rassemblements dans les universités : le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a assuré mardi sur BFMTV qu’il n’y aurait pas d’autres « meetings » si un risque de trouble à l’ordre public est avéré.

« Avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très, très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings de ce type-là dans les établissements« , a indiqué le ministre, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens. Il a toutefois souligné que la décision finale reviendrait aux présidents d’universités. 

Une circulaire envoyée aux préfets

La circulaire, également signée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, rappelle les critères que doivent prendre en compte les présidents d’université pour autoriser la mise à disposition de locaux pour des étudiants qui en font la demande pour une réunion : ils doivent concilier « les libertés académiques et les libertés d’expression » et le « maintien de l’ordre dans l’établissement et le bon fonctionnement du service public« , en fonction du « contexte » et du « contenu de la réunion« .

« Alors que la violence politique a atteint un nouveau sommet« , la circulaire demande aux recteurs et préfets « d’apporter leur expertise » en prenant en compte le « climat très particulier de tensions voire de violences extrêmes autour de tels évènements, comme en témoigne la tragédie qui vient d’endeuiller Lyon« . Le document rappelle aux préfets et aux recteurs leur rôle d’accompagnement des présidents d’université dans la prise de décision sur l’annulation d’événements.

« Des discours qui ont vocation à enflammer les jeunes, à les mettre dans la rue pour avoir des interactions violentes (…), ce n’est pas possible de continuer à avoir ça aujourd’hui au sein des établissements parce que le risque de trouble est avéré et donc (…) il y a évidemment un moyen très simple d’interdire » ce type d’événement, a pointé Philippe Baptiste.

Selon le collectif Némésis, proche de l’extrême droite et se revendiquant féministe, Quentin Deranque était chargé, jeudi, d’assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes venues manifester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le jeune homme de 23 ans a succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés, encore non identifiés, selon des déclarations du procureur de Lyon lundi. Alors que le gouvernement a pointé du doigt le groupe antifasciste « La Jeune Garde », le procureur a refusé d’en dire plus sur le profil des agresseurs. 

T.G. avec AFP

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