- En avril 2023, un bébé de 7 mois est mort à l’hôpital des suites de ses blessures.
- Une semaine avant, son frère jumeau avait été hospitalisé pour une fracture du fémur.
- Les parents sont jugés à partir de ce mardi jusqu’à vendredi devant la cour d’assises du Nord pour « violences sur mineur de moins de 15 ans ayant entraîné la mort ».
C’est un terrible procès qui s’ouvre dans le Nord de la France. À partir de ce mardi et jusqu’à vendredi, un couple est jugé devant la cour d’assises du Nord pour « violences sur mineur de moins de 15 ans ayant entraîné la mort ».
Les faits qui leur sont reprochés sont d’une extrême gravité. Les deux sont en effet soupçonnés d’avoir infligé des violences à leurs enfants, des jumeaux, en 2023 au moins alors qu’ils n’avaient que quelques mois…
Un frère jumeau hospitalisé quelques jours plus tôt
L’affaire avait éclaté au printemps 2023. Le 24 avril de cette année-là, le bébé de sept mois avait été pris en charge en urgence par les secours à son domicile de Feignies (Nord), après un arrêt cardiorespiratoire. Transporté au centre hospitalier de
Valenciennes, l’enfant était mort peu après son admission. Une enquête avait alors été ouverte et une autopsie ordonnée.
Très rapidement, les soupçons se sont portés sur les parents du nourrisson. D’autant que quelques jours avant son admission à l’hôpital, c’est son frère jumeau qui avait été hospitalisé dans le même établissement pour une fracture du fémur. L’autopsie pratiquée sur le nourrisson décédé avait mis en évidence plusieurs lésions graves, notamment une fracture des cervicales.
Placés en garde à vue, les parents avaient été mis en examen à l’issue de la mesure pour « violences sur mineur de moins de
15 ans ayant entraîné la mort » et placés en détention provisoire.
Plusieurs signalements avant le drame
L’association « L’Enfant Bleu – Enfance Maltraitée » s’est constituée partie civile à ce procès. Représentée par Maître Béatrice Beaudoin-Schneider, elle souhaite « défendre l’intérêt de l’enfant décédé tout en s’interrogeant sur les failles du système de protection de l’enfance ».
Selon les éléments du dossier, la famille était suivie par la Protection maternelle et infantile (PMI), avec des interventions à domicile. Une alerte initiale avait été transmise par la maternité, sans qu’aucun signalement complémentaire ne soit ensuite effectué, malgré le refus répété de visites par le couple dans le cadre du suivi médico-social.« La veille du décès, un médecin de la PMI était venu examiner la victime, qui en trouvait en bonne santé »,
détaille La Voix du Nord.
Le verdict est attendu vendredi.

