• Ils étaient 104 députés à briguer une mairie, et 38 ont réussi leur pari, selon un décompte de l’AFP.
  • Ils devront désormais choisir entre l’un ou l’autre de leur mandat.
  • Ce qui présage quelques changements au sein de l’hémicycle.

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Élections Municipales 2026

Ils voulaient se tourner vers un mandat plus local, à l’impact plus visible, loin des turpitudes de l’Assemblée nationale. Selon un décompte de l’AFP, sur les 104 députés têtes de liste (hors arrondissements) aux élections municipales, 38 ont été élus dimanche 15 ou 22 mars. Puisque la loi sur le non-cumul des mandats leur impose de choisir entre l’un et l’autre, ils devront faire connaître leur décision sous 30 jours. Ils ont le choix entre rester au palais Bourbon et laisser un colistier gérer la mairie, ou quitter l’Assemblée et être remplacés par leurs suppléants ou, si le suppléant ne veut ou ne peut pas siéger, par un nouveau député élu lors d’une législative partielle.

A priori, seule une minorité devrait décider de rester à l’Assemblée nationale. Ce sera toutefois le cas du socialiste Stéphane Hablot, élu à Vandœuvre-lès-Nancy (nouvelle fenêtre) (Meurthe-et-Moselle), mais aussi des députés LR Michèle Tabarot, questeure et élue au Cannet (nouvelle fenêtre) (Alpes-Maritimes), et Philippe Juvin, rapporteur général du Budget et élu à La Garenne-Colombes (nouvelle fenêtre) (Hauts-de-Seine). Ils ont choisi de laisser un colistier gérer la mairie.

100% de députés-candidats élus chez LR

Au sein des groupes politiques qui avaient des membres têtes de liste aux municipales, le succès est plus ou moins franc. Côté LFI, quatre parlementaires sur 17 candidats ont été élus maires, parmi lesquels David Guiraud (Roubaix, Nord). Le groupe PS a vu l’élection de trois députés sur 12 candidats, dont Emmanuel Grégoire à Paris. En revanche, le groupe écologiste a vu ses trois députés-candidats échouer à prendre une mairie.

Le groupe MoDem a lui vu quatre députés-candidats sur cinq être élus et devra faire sans certains cadres comme Philippe Vigier, en partance pour Châteaudun (nouvelle fenêtre) (Eure-et-Loir), ou Olivier Falorni, qui devrait troquer sa casquette de rapporteur général sur la loi fin de vie pour celle de maire de La Rochelle (nouvelle fenêtre). Au sein d’Ensemble pour la République (quatre élus sur dix candidats), on s’apprête à voir partir les anciens ministres de Bercy, Antoine Armand (Annecy) et Thomas Cazenave (Bordeaux). Horizons devra changer de président de groupe, Paul Christophe ayant choisi de retourner dans sa mairie de Zuydcoote (nouvelle fenêtre) (Nord).

C’est le groupe LR qui a connu le meilleur pourcentage de réussite, avec huit candidats élus. 

Seuls huit députés élus sur 35 côté RN

En revanche, seuls huit députés sur les 35 qui étaient candidats ont été élus au sein du groupe RN dirigé par Marine Le Pen. Ont notamment été élus Christophe Barthès à Carcassonne, Alexandra Masson à Menton (Alpes-Maritimes), ou Hervé de Lépinau à Carpentras (Vaucluse). Mais Laure Lavalette a échoué à remporter Toulon par exemple. Son allié du groupe l’UDR prend en revanche deux villes, et surtout Nice, remportée par le chef des députés Éric Ciotti. 

J.F. avec AFP

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