Brice Bernard (au centre), conseiller régional du Rassemblement national, lors d’une opération de tractage contre l’établissement d’une zone à circulation restreinte, à Chambéry, en Savoie, le 15 février 2025.

Expurger le Rassemblement national (RN) de l’ensemble de ses candidats racistes ? Autant vider l’océan à la petite cuillère, doit songer in petto le directeur de campagne du parti aux élections municipales de mars, Julien Sanchez. A mesure que les antennes départementales du RN révèlent leurs investitures, la presse fait des listes, elle aussi : celles des « brebis galeuses » qui porteront les couleurs du parti à la flamme le 15 mars.

Le terme « brebis galeuses » était utilisé, lors des élections législatives de 2024, par le président du mouvement, Jordan Bardella, pour tenter de minimiser le troupeau de candidats épinglés pour des mots racistes, antisémites ou sexistes prononcés, parfois sous le couvert de l’humour, dans la presse ou sur les réseaux sociaux. Récupérée depuis par les commentateurs, l’expression colle aux costumes cintrés des cadres lepénistes.

Le troupeau s’est considérablement amaigri, car le RN a parfois pris note des enquêtes de la presse – Jordan Bardella n’a pas manqué de la remercier pour le travail que son parti, pourtant bardé de collaborateurs, n’avait pas su faire. Certains des candidats épinglés aux législatives ont été écartés du mouvement après l’été 2024, plusieurs n’ont simplement pas été investis pour les élections municipales. D’autres, toutefois, continuent de pâturer, envoyés à la conquête de grandes villes.

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