Ary Chalus, le président de la région Guadeloupe, à Paris, le 8 juillet 2019.

L’élection municipale à la ville de Baie-Mahault (Guadeloupe) était scrutée à plus d’un titre. D’abord parce que la ville est centrale dans l’archipel, tant géographiquement qu’économiquement. Ensuite, parce que la compétition politique qui s’y jouait était une reproduction miniature des rapports de force politiques à l’échelle territoriale. Enfin car elle mettait en scène des figures issues des dynasties politiques locales, opposées au leader incontesté depuis 2001, Ary Chalus, également président (ex-Renaissance) de la Région Guadeloupe.

Dimanche 22 mars, Ary Chalus a été sèchement battu (34,04 %) par Michel Mado (54,83 %), soutenu par le parti majoritaire dans l’archipel Guadeloupe unie solidaire et responsable (GUSR) présidé par le président du département, Guy Losbar. Michel Mado, adjoint à la culture de la municipalité en place jusqu’à présent, est le fils de Paul Mado, dont le décès prématuré en 2001, dès son accession au siège de maire, avait propulsé Ary Chalus édile de la ville. Il le sera jusqu’en 2015, avant qu’Hélène Molia-Polifonte (divers gauche) ne lui succède. Depuis, lui ou ses équipes étaient systématiquement réélus au premier tour.

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