Jacques Bompard, ancien maire d’extrême droite d’Orange, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 25 novembre 2015.

L’inéligibilité de l’ancien maire d’extrême droite d’Orange Jacques Bompard, condamné en mars 2021 pour prise illégale d’intérêt, a été levée mardi 27 janvier par la cour d’appel de Nîmes, l’autorisant à être candidat aux prochaines municipales, a fait savoir son avocat.

Cette décision survient le lendemain de la condamnation, à moins de deux mois de l’élection municipale, de son fils Yann, qui lui avait succédé en 2021 à la mairie d’Orange (Vaucluse), et lui-même rendu inéligible.

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Yann Bompard condamné

Yann Bompard a été condamné, lundi, par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.

« Hier, Yann Bompard est dégagé de la mairie et dans l’incapacité de se présenter, et ce matin son père peut à nouveau retrouver son éligibilité, le tout sur deux juridictions différentes, le tribunal correctionnel de Marseille pour Yann et la cour d’appel de Nîmes pour Jacques, c’est assez fou », a commenté l’avocat de Jacques Bompard, Me Gilbert Sindrès.

« J’ai été surpris », a réagi mardi après-midi Jacques Bompard, 82 ans, cité par Ici Provence, confirmant son intention d’être candidat. « Ma popularité est intacte », a-t-il assuré. Son fils a, de son côté, annoncé faire appel de sa condamnation, estimant qu’il serait « encore opérationnel » pour les municipales de 2032.

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Le Monde avec AFP

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