Comme lors des élections municipales de 2020, l’ONG Transparency International France le regrette : la probité locale est « un enjeu encore secondaire dans les campagnes municipales ». Il en va pourtant, selon l’organisme anticorruption, de la confiance accordée par les citoyens à leurs maires et leurs équipes, ceux-ci étant toujours largement épargnés par la crise de confiance dans la politique. Afin de tenter d’imposer ce qu’elle considère comme un « combat républicain de salubrité publique », l’ONG a décidé d’interpeller les candidats aux élections des 15 et 22 mars en leur soumettant 10 « engagements » en faveur de la transparence de la vie politique locale. Une démarche lancée début février et intitulée « Ma ville intègre ».
Selon un décompte effectué mardi 10 mars, 107 listes réparties dans 73 communes se sont engagées à adopter tout ou partie des propositions formulées par Transparency International France. Soit un peu plus de 20 % des listes sollicitées par l’ONG, qui a interrogé les candidats des villes de plus de 50 000 habitants. Des socialistes sont signataires, comme Arnaud Deslandes (Lille), Nathalie Appéré (Rennes), Johanna Roland (Nantes) ou des écologistes comme Grégory Doucet (Lyon), Léonore Moncond’huy (Poitiers). Deux prétendants à la mairie de Paris – la LFI Sophia Chikirou et le candidat socialiste et de l’union de la gauche Emmanuel Grégoire – ont également répondu à la sollicitation de l’association.
Il vous reste 73.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
