Romain Brossard (à droite), candidat Lutte ouvrière aux élections municipales, à Saint-Etienne, le 22 octobre 2025.

Deux cent quarante. C’est le nombre de villes dans lesquelles Lutte ouvrière présente une liste aux élections municipales. Une performance, pour l’un des plus petits partis politiques de France. A titre de comparaison, Renaissance, le parti présidentiel, n’a désigné que 322 têtes de liste.

A Montpellier, Morgane Lachiver, tête de liste Lutte ouvrière, a dû trouver « 69 travailleuses et travailleurs qui ont accepté de représenter publiquement » la formation. Alors, elle a « monté des cages d’escalier pour rencontrer les habitants des quartiers populaires » de sa ville.

Même stratégie pour la tête de liste à Nice, Estelle Jaquet, qui « est allée à la rencontre des gens dans les quartiers pauvres en expliquant pourquoi c’est important de faire une liste de travailleurs ». Elle ajoute que « ça ne s’est pas fait en un jour, on a fait beaucoup de porte-à-porte. Mais ce n’était pas difficile, ce qu’on dit correspond à ce que les travailleurs ont en tête ».

Si Lutte ouvrière arrive autant à mobiliser localement, c’est grâce à la « grande énergie militante » du parti, défend Estelle Jaquet. Pour la candidate niçoise, les gens, et en particulier les classes populaires, n’ont plus de perspectives. « On leur en offre des nouvelles. (…) On a trouvé des personnes prêtes à exprimer leur colère, à dire avec nous qu’il faut que ça change », explique-t-elle. Christophe Charlon, tête de liste à Tourcoing (Nord), complète : « Ce qui touche les nouveaux venus, c’est qu’on se positionne différemment des autres partis. On n’est pas nationalistes, on ne va pas dire à qui que ce soit d’aller mourir pour la patrie. »

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