
Certains opposants surnomment Nathalie Koenders « l’héritière ». Leur façon de rappeler que la maire socialiste sortante de Dijon, 48 ans, a accédé à ce fauteuil par la volonté de son prédécesseur, François Rebsamen, élu et réélu depuis 2001. Cette transmission, opérée le 25 novembre 2024, visait à consolider l’assise de l’ancienne championne de canoë-kayak, conseillère municipale depuis 2008, promue première adjointe en 2014, avant l’élection des 15 et 22 mars. En sixième position sur la liste de Mme Koenders, assez loin mais pas trop pour confirmer cette « émancipation », M. Rebsamen n’a pas abdiqué pour autant. Lui prépare sa réélection à la présidence de Dijon Métropole avec l’espoir, en cas d’alignement des planètes, de retrouver ultérieurement son siège de sénateur de Côte-d’Or.
Ce passage de relais au profit de la cadre en détachement du ministère des sports et de la jeunesse n’empêche pas son rival historique de droite de cultiver l’optimisme. Emmanuel Bichot, 57 ans, conseiller maître à la Cour des comptes, dans l’opposition à M. Rebsamen depuis 2014 avec son parti politique, Agir pour Dijon, croit le temps de l’alternance venue au terme d’un quart de siècle d’une gestion qu’il ne cesse de fustiger. A la tête d’une coalition réunissant Les Républicains, Le Nouveau Centre, l’UDI, Horizons et son propre parti, celui-ci a reçu le soutien, « non sollicité », insiste-t-il à chaque occasion, de Reconquête !, le parti d’Eric Zemmour. Il est vrai que l’hostilité entre formations d’extrême droite en Bourgogne-Franche-Comté sous-tend bien des tactiques.
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