
Jeudi 29 janvier, André Laignel est ravi de présenter à la presse les nouveautés du musée d’Issoudun (Indre), l’Hospice Saint-Roch, après un mois de travaux. Mise en lumière des deux spectaculaires sculptures du XVe siècle ayant pour sujet l’arbre de Jessé ; mise en valeur du clavecin sur lequel Louis XIV a appris à jouer. Ce jour-là, pourtant, le roi, c’est un peu lui, tellement heureux de faire découvrir les collections anciennes et contemporaines du musée, fil rouge des huit mandats qu’il a enchaînés dans cette ville berrichonne de 11 000 habitants. Depuis 1977, en effet, il l’a relancé, recomposé et agrandi.
Quelques jours plus tard, le socialiste de 83 ans annonce qu’il est candidat à un neuvième mandat aux municipales des 15 et 22 mars. Parce qu’il a, dit-il, « la passion » de sa ville. Vaut-il mieux être roi à Issoudun que ministre à Paris ? « Je n’aime pas le mot de roi, je suis d’abord républicain. Mais je préfère être maire que ministre, bien entendu », répond André Laignel, dans son bureau de l’hôtel de ville orné de tableaux d’art moderne et de photos de l’ancien président de la République François Mitterrand (1981-1995). Il fut l’un de ses compagnons de route et son ministre pendant cinq ans.
Il vous reste 78.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

