
En déplacement à La Réunion, les 10 et 11 mars, le patron du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau avait répété « ne pas être favorable à l’union des droites ». Six jours plus tard, deux accords politiques locaux viennent considérablement nuancer cette prise de distance face à l’extrême droite.
A Saint-Paul, deuxième commune de l’île avec plus de 106 000 habitants, le président du conseil départemental, Cyrille Melchior, investi par LR, et en difficulté avant le second tour, est allé chercher le soutien du candidat du Rassemblement national (RN) Jean-Yves Morel, éliminé avec 5,95 % des voix. Autre candidat en mauvaise posture, à Saint-André, le troisième vice-président du département, Jean-Marie Virapoullé (centre droit) a finalement accepté de fusionner sa liste avec celle de son frère et concurrent, Laurent, qui se définit comme « centriste » mais dont la liste est soutenue par le RN. Tous les deux justifient leur choix en annonçant vouloir faire barrage à des candidats adoubés par la présidente du conseil régional, Huguette Bello (divers gauche), dont le parti Pour La Réunion (PLR) est allié de La France insoumise.
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