
Dans la dernière semaine de campagne, critiques et interrogations s’intensifient sur la nature de la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon, alliée à celle de Véronique Sarselli, candidate Les Républicains (LR), à la métropole. Dans une tribune publiée mardi 11 mars, douze personnalités politiques et culturelles dénoncent « un mélange des genres portant rapidement au conflit d’intérêts », au cas où l’homme d’affaires serait élu. Parmi les signataires figure David Kimelfeld (ex-Parti socialiste), qui a présidé la métropole entre 2017 et 2020 à la suite de la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’intérieur, et Pierre Jamet, longtemps directeur général des services du département du Rhône, proche de l’ancien sénateur centriste Michel Mercier. Les deux hommes alertent sur le recul « de plusieurs décennies en arrière » en cas d’élection de l’entrepreneur, décrit comme le « roi du béton et des notables lyonnais ».
Les signataires font allusion aux propositions du candidat de la droite et du centre de construire un tunnel géant sous la ville, une nouvelle ligne de métro, un hôtel de police : autant de chantiers et d’opérations immobilières coûteuses, qui feraient la part belle aux groupes privés selon eux. Se réclamant de la société civile, Jean-Michel Aulas affirme au contraire vouloir « rendre son rayonnement à la ville », en mettant son expérience d’ancien patron au service de l’amélioration du quotidien. Interrogé sur les risques de dérapages budgétaires de ses projets, lors d’une rencontre avec les journalistes au club de la presse de Lyon, mercredi 11 mars, M. Aulas a mis en avant son passé de président de l’Olympique lyonnais (OL), le club de football de la ville. « Nous avons consulté toutes les grandes banques. On a fait des paris structurels (…) je connais le mode de financement des ouvrages », a voulu rassurer le candidat, en faisant référence à la construction du stade de l’OL, sans vraiment préciser le niveau d’emprunt à la charge de la collectivité.
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