Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet, lors de l’installation du maire de Lyon, au conseil municipal, le 27 mars 2026.

Au pays de Guignol, le hasard est souvent facétieux. Battu à l’élection, Jean-Michel Aulas, 77 ans, a été invité, vendredi 27 mars, à remettre l’écharpe tricolore à son adversaire, l’écologiste Grégory Doucet, 54 ans, lors de l’installation du maire de Lyon. En tant que doyen du nouveau conseil municipal, l’homme d’affaires s’est installé quelques minutes dans le fauteuil de maire, le temps de faire l’appel des présents et de prononcer une courte allocution. « Le doyen n’est pas seulement celui qui préside par l’ancienneté, il est aussi la vigie de l’institution. C’est un repère de sagesse, d’expérience par définition, et aussi de compétence », a ainsi déclaré l’ancien président de l’Olympique lyonnais.

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Vaincu dans les urnes, après une campagne agressive, Jean-Michel Aulas entend rester au centre du jeu, sans rien perdre de son goût du rapport de force qui faisait sa réputation d’entrepreneur. Après la remise de l’écharpe, il a profité de sa première intervention pour s’en prendre vivement au maire réélu. « Plus rien ne se décidera dans le dogmatisme. Plus rien ne sera tranché de manière autoritaire. Vous ne pourrez pas vous opposer aux décisions de la métropole, où j’ai, comme vous le savez, l’immense honneur et l’immense responsabilité d’en être le premier vice-président », lance M. Aulas, en faisant allusion au changement de majorité à la métropole de Lyon, désormais présidée par Véronique Sarselli (Les Républicains, LR).

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