
Le « pass antiracailles ». C’est le seul point polémique que Franck Allisio, le candidat du Rassemblement national (RN) à Marseille, a cédé à ses opposants au cours de sa longue campagne. En course depuis juin 2025, le député des Bouches-du-Rhône, 45 ans, ancien de l’UMP (ancien nom du parti Les Républicains), a cherché avant tout à lisser son discours et à apparaître auprès des électeurs comme une alternative crédible pour gérer la deuxième ville de France.
Mais sa volonté d’interdire une partie des plages municipales et des parcs publics à certaines catégories de la population, le fameux « pass antiracailles », a permis à ses adversaires de rappeler qu’il était bien le représentant de l’extrême droite locale. « M. Allisio veut réinventer l’apartheid à Marseille », a cinglé l’ex-sénatrice de gauche Samia Ghali, membre du Printemps marseillais. Le candidat La France insoumise, Sébastien Delogu, voit dans l’idée du RN une « volonté d’interdire les plages aux jeunes des quartiers populaires ».
S’il a choisi comme slogan « Marseille en ordre » et martèle que « la sécurité est la première de ses priorités », Franck Allisio prend soin d’enrober son leitmotiv de campagne. « “Marseille en ordre”, ça veut dire un Marseille à nouveau prospère, avec des Marseillais à nouveau heureux », relativise-t-il. Sur la sécurité, le candidat RN ne va pas beaucoup plus loin que ses principaux adversaires. Cette méthode vaut à Franck Allisio les louanges de Jordan Bardella. « Franck est un cadre éminent du Rassemblement national, mais il est aussi quelqu’un qui vient d’une autre formation politique. Il est l’exemple même de notre capacité, de notre volonté de rassembler », se félicite le président du RN.
Il vous reste 70.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

