Raphaël Adam, maire (divers gauche) de Nanterre, dans une des rues de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 4 décembre 2025.

A Nanterre, l’heure n’est pas vraiment à l’union. Pour le premier tour des élections municipales, le 15 mars, quatre listes de gauche se présenteront dans la préfecture des Hauts-de-Seine, épicentre des émeutes urbaines de juin 2023 après la mort de Nahel. Bastion rouge depuis 1935, la ville de 98 000 habitants se retrouve au cœur d’une bataille interne, notamment entre le maire sortant, Raphaël Adam (divers gauche, non encarté), et le Parti socialiste (PS), entre accusations de trahison et remise en cause d’un modèle communiste. Le tout sur fond de succession après le départ en cours de mandature de Patrick Jarry, maire de la ville pendant vingt ans.

Tout a basculé pour une histoire de siège à la Métropole du Grand Paris en début d’année 2026. Jusque-là, les négociations se déroulaient convenablement entre le maire sortant, assumant sa « continuité » avec Patrick Jarry dont il avait pris la suite en octobre 2023, et la première socialiste, Thérèse Ngimbous Batjôm, adjointe déléguée à la vie associative. Un protocole d’accord, signé le 16 janvier, acte la dizaine d’élus socialistes sur la liste d’union Choisir Nanterre de Raphaël Adam et les répartitions des futures délégations.

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