Emmanuel Grégoire, à Paris, le 3 février 2026.

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors La France insoumise) aux élections municipales à Paris (prévues les 15 et 22 mars), a annoncé, lundi 16 février, déposer plainte pour diffamation contre Rachida Dati, sa concurrente de droite, après les accusations de cette dernière formulées sur CNews et Europe 1.

Lire aussi | Municipales 2026 à Paris : la ville peut-elle basculer à droite ? Notre journaliste a répondu à vos questions

« Parfois, vous pouvez mener des réunions et l’équipe de M. [Ian] Brossat, M. [David] Belliard et M. [Emmanuel] Grégoire vous envoient des gens pour essayer de vous agresser ou d’agresser les gens avec lesquels vous vous réunissez », avait affirmé plus tôt Rachida Dati.

« M. Brossat, je l’ai encore écouté très récemment sur une émission, qui trouvait finalement qu’il n’y avait pas d’actes de violence. On en arrive là, à la mort d’un jeune homme », avait-elle ajouté, interrogée sur la mort, samedi, de Quentin D.. Ce militant identitaire de 23 ans est mort après des affrontements, survenus jeudi, entre militants antifascistes et d’extrême droite, en marge d’une conférence donnée à Sciences Po Lyon par l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan.

Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Municipales à Paris : Rachida Dati et Emmanuel Grégoire veulent imposer l’idée d’un match à deux

Ian Brossat et David Belliard vont aussi déposer plainte

« Afin de défendre l’honneur d’Emmanuel Grégoire et de la gauche unie ainsi que l’intégrité du débat démocratique à Paris, une plainte sera déposée ce jour [lundi] pour diffamation à l’encontre de Mme Rachida Dati », a réagi dans un communiqué l’équipe de campagne d’Emmanuel Grégoire. Le communiste Ian Brossat a également confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il déposerait plainte, de même que l’écologiste David Belliard.

« Instrumentaliser la mort d’un jeune homme en racontant des mensonges, c’est indigne. Et c’est surtout illégal », a déclaré ce dernier dans un message transmis à l’Agence France-Presse.

L’équipe d’Emmanuel Grégoire déplore également qu’un de ses militants ait été pris à partie, dimanche matin au marché Grenelle, dans le 15e arrondissement, par les équipes de la candidate zemmouriste Sarah Knafo. « Un groupe de militants d’extrême droite emmené par Samuel Lafont, tête de liste de Sarah Knafo dans l’arrondissement, a pris à partie plusieurs militants de la gauche unie. Samuel Lafont a profité de l’isolement de l’un de nos militants pour lui saisir le bras, alors que ce dernier faisait face à une dizaine de militants agressifs », avait rapporté dimanche soir un communiqué d’Emmanuel Grégoire.

« Vous mentez [Emmanuel Grégoire] et [Ian Brossat]. Vous mentez et vous le savez ! VOS militants nous ont agressés verbalement. En nous insultant grossièrement. Je leur ai dit de se calmer (…) Et vous me mettez une cible dans le dos, après le récent meurtre commis par l’extrême gauche », avait réagi Samuel Lafont sur le réseau social X.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Municipales à Paris : la fébrilité gagne la campagne de Rachida Dati

Le Monde avec AFP

Share.
Exit mobile version