
La désunion de la gauche a fait des dégâts à Poitiers. La maire sortante Léonore Moncond’huy arrive en tête avec 26,41 % des voix, mais elle est talonnée par Anthony Brottier (23,9 %), ancien macroniste, désormais sans étiquette. L’élue écologiste atteint un score à peine plus élevé qu’en 2020 au premier tour, quand elle avait créé la surprise en étant élue au bénéfice d’une triangulaire, participant à la vague verte qui avait déferlé sur plusieurs villes et métropoles.
Le Parti socialiste (PS), représenté par François Blanchard, ancien membre de l’équipe d’Alain Claeys, subit, lui, un revers cuisant en récoltant 11,48 % des voix, derrière Bertrand Geay (14,05 %), le candidat soutenu par les « insoumis ». Deux autres listes se sont qualifiées pour le second tour : celle de Charles Rangheard, le candidat du Rassemblement national (10,53 %), et celle de Lucile Parnaudeau (Renaissance) avec 10, 24 %. Au total, six listes sont en capacité de se maintenir, créant une situation de grand flou.
« Nous avons fait un bon score avec une participation en hausse. Cela montre que je n’ai pas été élue sur un malentendu. Je sens une réelle volonté de poursuivre le changement », soutient, bravache, Léonore Moncond’huy. La maire sortante, à la tête d’une liste citoyenne, va pourtant avoir la tâche rude pour l’emporter, dimanche 22 mars. Comme bon nombre des maires écologistes élus en 2020, elle fait face à des critiques sur ses projets de transformation de la ville, tels que la piétonnisation d’une partie du centre-ville et l’extinction des éclairages publics après minuit.
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