
Et à la fin, c’est Jean-Luc Moudenc qui gagne. En enfilant pour la troisième fois d’affilée l’écharpe tricolore, le maire divers droite de Toulouse bat en brèche l’idée que la Ville rose serait de gauche. Cette victoire est même la plus nette depuis 2014, lorsqu’il affrontait le maire socialiste Pierre Cohen. M. Moudenc totalise 92 152 voix au second tour (53,87 % des suffrages exprimés), contre 58 462 au premier. Il devance l’« insoumis » François Piquemal, à la tête d’une liste d’union de la gauche, de près de 13 000 voix et vire en tête dans 160 des 285 bureaux de vote de la commune.
Qui peut battre ce centriste, catholique, qui a quitté le parti Les Républicains en 2022, et avait déjà éliminé un adversaire écologiste en 2020 ? « On a fait face à un rouleau compresseur », a admis son adversaire de La France insoumise (LFI). Après la surprise du premier tour, 58 462 suffrages (37,2 %) pour le maire sortant, 43 274 voix (27,6 %) pour François Piquemal et 39 245 votes (24,99 %) pour François Briançon (Parti socialiste, PS), l’espoir était cependant permis pour la gauche de reprendre une ville qui lui échappe depuis cinquante ans, à l’exception de la parenthèse 2008-2014.
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