Le député LFI du Nord Ugo Bernalicis, candidat à la mairie de Villeneuve-d’Ascq (Nord), à Paris, le 13 février 2025.

S’il prend l’envie à quelque politologue facétieux d’écrire un jour un manuel d’antisuccession, il lui faudra impérativement se rendre à Villeneuve-d’Ascq, pour tenter de comprendre comment le maire divers gauche sortant de la cinquième ville du Nord (63 000 habitants), Gérard Caudron, a pu créer à ce point la division dans son propre camp. Quatre de ses anciens adjoints font aujourd’hui partie des huit candidats en lice aux municipales. Un éparpillement synonyme d’incertitude totale.

Il y a trois mois, Gérard Caudron, 80 ans, sept mandats au compteur depuis 1977 – il a été maire entre 1977 et 2001, puis depuis 2008 –, se déclarait candidat pour une huitième mandature, avant de renoncer et de se ranger derrière la liste « citoyenne » de son adjoint aux finances, Sylvain Estager, dont il brossait pourtant un portrait peu flatteur sur BFM-TV, en octobre 2025 : « Il a des difficultés à sentir les gens, il se fâche avec tout le monde. » Entre-temps, le délégué au sport, Farid Oukaïd, qui se dit sans étiquette, l’adjoint (Parti socialiste, PS) à la démocratie participative, Victor Burette, et l’adjoint à l’urbanisme, Vincent Baledent, à la tête d’une liste du centre et de la droite, se sont déclaré candidats eux aussi.

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