
Dimanche 22 mars, une page de l’histoire politique de Saint-Laurent-du-Maroni s’est tournée. Lénaïck Adam (divers droite), déjà en tête au premier tour des municipales, a conforté sa première place en rassemblant 42,04 % des votes dans un contexte de mobilisation des électeurs (60,45 %). Il a devancé la maire sortante Sophie Charles (sans étiquette, 29,32 %) et l’ancien maire de la commune de 1983 à 2018 Léon Bertrand (divers droite, 28,64 %).
Cette victoire sans conteste marque une réelle volonté d’alternance dans la seconde ville de Guyane (50 000 habitants), après plus de quarante ans de continuité incarnée par le chiraquien Léon Bertrand puis Sophie Charles, installée à la mairie en 2018 par l’homme fort de la droite guyanaise. En 2020, Sophie Charles avait été élue dès le premier tour (52,22 %) face à Lénaïck Adam (28,25 %), devenu le principal opposant de la majorité municipale.
Depuis, l’électorat de Saint-Laurent a évolué, enregistrant 4 000 nouveaux électeurs, essentiellement des jeunes de 18 à 25 ans, priorisés dans le programme de Lénaïck Adam. Cette génération a fait basculer la mairie en votant contre les anciens réseaux politiques. Dans une ville où l’âge médian est de 17 ans, « les électeurs ont choisi un maire de 34 ans qui, symboliquement, leur ressemble un peu plus », analyse Jessi Américain, conseiller territorial originaire de Saint-Laurent.
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