Manifestation après le naufrage d’une embarcation ayant causé la mort d’au moins vingt-sept migrants, à Calais (Pas-de-Calais), le 24 novembre 2021.

Des « défaillances systémiques, des occasions manquées et des ressources insuffisantes ». La commission d’enquête publique britannique sur les circonstances du plus grave naufrage survenu dans la Manche, le 24 novembre 2021, a rendu ses conclusions jeudi 5 février.

Cette commission indépendante a auditionné une vingtaine de personnes – des responsables des gardes-côtes anglais essentiellement – et s’est appuyée sur les retranscriptions d’appels téléphoniques et des documents internes à l’administration. Au moins 31 personnes sont décédées la nuit du 23 au 24 novembre 2021 (seuls 27 corps ont été repêchés) en essayant de gagner l’Angleterre. Deux hommes ont survécu. Originaires majoritairement du Kurdistan irakien, les naufragés avaient contacté à de nombreuses reprises les secours français et britanniques, expliquant être littéralement en train de mourir.

La commission porte une charge lourde à l’encontre des Français, responsables en particulier de n’avoir pas donné suite à un appel d’urgence « mayday » diffusé par les gardes-côtes britanniques pour que les navires présents en mer se portent au secours de l’embarcation en détresse, à laquelle il avait été attribué le nom de code « Charlie ».

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