- L’homme de 37 ans a déjà été condamné 2020 à cinq ans d’emprisonnement pour une agression sexuelle imposée à un mineur.
- Il est accusé d’avoir violé ou agressé sexuellement 18 enfants âgés de 2 mois à 5 ans dans la métropole lilloise.
- Le baby-sitter encourt la perpétuité.
Un baby-sitter trentenaire, déjà condamné pour des agressions sexuelles, a été mis en examen pour des viols ou agressions sexuelles qu’il est soupçonné d’avoir commis sur une vingtaine d’enfants qu’il gardait.
Cet homme de 37 ans est suspecté d’avoir violé ou agressé sexuellement entre mars 2023 et décembre 2025, 18 enfants âgés de 2 mois à 5 ans dans la métropole lilloise, a précisé le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, dans un communiqué.
Également mis en examen en début de semaine pour détention d’images d’atteintes sexuelles sur un animal domestique, découvertes à l’occasion de la perquisition de son domicile en janvier, il a été placé en détention provisoire.
Il est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur trois enfants, et d’agressions sexuelles sur quinze autres, dont deux sont « de surcroît concernés par des faits de corruption de mineurs »
, a détaillé le magistrat. L’homme est aussi accusé de viol et agression sexuelle sur un mineur, avec qui il avait été « en contact »
à l’été 2014 dans un centre aéré de Poitiers. Le suspect a « pour l’essentiel exercé son droit au silence, tout en niant la commission des faits »
.
Déjà condamné pour des faits similaires
Fin décembre, la mère d’un enfant de deux ans et dix mois avait porté plainte pour des viols sur son fils qui avait été gardé par cet homme, ce qui avait déclenché l’ouverture d’une enquête. Entre mars 2023 et décembre 2025, au moins 44 familles de la métropole lilloise avaient eu recours aux services du suspect via une plateforme de mise en relation dédiée à la garde d’enfants, selon le parquet. Sur les 58 enfants concernés, 18 sont « susceptibles d’avoir été victimes »
du baby-sitter.
Il avait pourtant déjà été condamné à Nice en 2020 à cinq ans d’emprisonnement pour une agression sexuelle imposée à un mineur, avec un suivi socio-judiciaire de cinq ans qui incluait notamment « l’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs »
. Il était depuis inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
Des investigations se poursuivent, et visent notamment à identifier des victimes potentielles liées aux services proposés par cet homme « sur un autre site sur lequel l’intéressé aurait pu être plus anciennement référencé »
, précise le parquet. Il encourt la réclusion criminelle a perpétuité.
Au moment de l’ouverture de l’enquête, le parquet avait souligné que cette dernière visait également à « préciser les conditions dans lesquelles l’intéressé a pu proposer ses services »
malgré sa condamnation antérieure.

