Dans les couloirs de l'école Paul Lanvin, à Pontivy, le 29 janvier 2026

Pendant six ans, l’association ATD Quart Monde, associée à des syndicats, des mouvements pédagogiques et des fédérations de parents d’élèves, a mené avec 12 classes d’écoles primaires une recherche participative baptisée « Cipes » pour « choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation ». L’idée était de croiser les regards de chercheurs, d’enseignants et de militants ayant l’expérience de la grande pauvreté pour étudier l’accumulation des mécanismes d’exclusion scolaire. Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart Monde, en tire des préconisations pour mieux prendre en compte la grande pauvreté à l’école et souhaite diffuser cette recherche dans d’autres établissements, afin de lutter contre l’orientation « ordinaire » dans les filières hors cursus scolaire des enfants issus de familles pauvres.

Environ 72 % des élèves de section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) et 80 % des élèves en unités locales d’inclusion scolaire (ULIS) sont issus de milieux défavorisés. Comment expliquer ce fort pourcentage d’élèves pauvres dans des dispositifs qui ne traitent pas de la difficulté sociale, mais de la difficulté scolaire ou du handicap ?

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