Le 9 mars 2025, une Néo-Zélandaise de 11 ans a été placée dans un hôpital psychiatrique et a subi des injections d’un puissant médicament.
La jeune fille, qui n’avait rien à y faire, avait été confondue par la police avec une patiente disparue.
Une enquête a été ouverte.

C’est une histoire invraisemblable mais bien réelle qui vient d’être révélée, près d’un mois après les faits. Le 9 mars 2025, une Néo-Zélandaise de 11 ans a été placée dans un hôpital psychiatrique et a subi des injections d’un puissant médicament après que la police l’a confondue avec une patiente adulte, selon un rapport du gouvernement paru mercredi 2 avril.

Ce jour-là, cette enfant – qui présentait « des capacités verbales limitées » – se trouvait sur un pont dans la ville d’Hamilton, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, quand des policiers passant en voiture l’ont confondue avec une patiente disparue de 20 ans, indique le rapport. La police l’a emmenée à l’hôpital, où elle a été admise dans une « unité de soins psychiatriques intensifs ».

Des médicaments administrés de force

« La patiente A vit avec un handicap qui l’empêche de bien s’exprimer », est-il écrit dans le rapport du ministère de la Santé, faisant référence à la jeune fille.

Après avoir refusé de prendre les médicaments proposés par le personnel de l’hôpital, elle s’est vu administrer de force un antipsychotique – un médicament rarement donné aux enfants – par voie intramusculaire.  « Le personnel travaillait avec l’idée qu’ils donnaient des médicaments à un adulte, pas à un enfant », explique encore le rapport.

La jeune fille a passé plus de douze heures à l’hôpital jusqu’à ce que la police se rende compte de son erreur et appelle sa famille pour qu’elle vienne la chercher.

Le Premier ministre néo-zélandais, Christopher Luxon, a ouvert une enquête la semaine dernière lorsque l’incident a été révélé. « C’est très alarmant et préoccupant », a-t-il déclaré. « En tant que parent, on s’identifie à cet horrible concours de circonstances. J’ai énormément d’empathie pour elle et sa famille », a-t-il poursuivi.

A.S avec AFP

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