• L’eurodéputé social-démocrate a vivement réagi à une plaisanterie du leader des Insoumis lors d’un meeting à Perpignan.
  • En évoquant l’élu, Jean-Luc Mélenchon a prononcé « Glucksman » avant de se reprendre et de prononcer « Glucksmane ».
  • « OK Jean-Marie Le Pen », a tweeté l’eurodéputé en réponse.

La tension est forte dans le monde politique à deux semaines des élections municipales. L’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann a comparé, dimanche 1ᵉʳ mars, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon à Jean-Marie Le Pen après une plaisanterie sur la prononciation de son nom lors d’un meeting à Perpignan. « OK Jean-Marie Le Pen », a posté sur X Raphaël Glucksmann au-dessus de l’extrait vidéo des déclarations de Jean-Luc Mélenchon. 

Au détour d’une phrase où il évoque Raphaël Glucksmann, le leader insoumis soupire : « Monsieur Gluckman, Glucksmann pardon…, après j’en ai pour des heures ». Dans la première référence au nom de l’eurodéputé, Jean-Luc Mélenchon prononce « Glucksman » et la seconde fois, lorsqu’il se reprend, il prononce « Glucksmane ».

Déjà un jeu de mots sur le nom d’Epstein

Jean-Luc Mélenchon a été accusé d’antisémitisme ces derniers jours pour avoir ironisé sur le nom à consonance juive de Jeffrey Epstein, en se demandant si la prononciation « Epstine » ne visait pas à le russifier. « En renouvelant un jeu de mots à la Jean-Marie Le Pen sur la prononciation des noms de juifs, Mélenchon assume tout. Dérives antisémites et complaisance pour la violence, c’est une stratégie électorale limpide. Il veut être le plus détestable. Voilà la rare chose qu’il réussit », a estimé sur X le député socialiste Jérôme Guedj.

Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national et aujourd’hui décédé, avait suscité l’indignation avec un jeu de mots resté célèbre, « Durafour crématoire », associant le nom du ministre Michel Durafour aux camps de la mort nazis. « Jean-Luc Mélenchon sombre à nouveau dans un ‘moment Durafour’. Ce n’est pas une sortie de route, c’est une stratégie délibérée qui nourrit l’antisémitisme. Il provoque et récidivera », a estimé de son côté le macroniste Clément Beaune, haut-commissaire au Plan.

Lors de son meeting à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon s’était défendu de tout antisémitisme. « Nous combattons l’islamophobie, nous combattons le racisme antijuif« , avait-il déclaré.

La rédaction de TF1info avec AFP

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