Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à Limoges, le 12 mars 2026.

« Pas d’accord national » entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) pour 2027. Critiqué en interne après les municipales, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exclu un tel scénario, jeudi 26 mars dans la soirée, pour la future élection présidentielle et les prochaines législatives.

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« Pour les prochaines échéances qui sont des échéances présidentielle puis législatives, il n’y aura pas d’accord national avec La France insoumise », a-t-il déclaré sur BFM-TV.

Mardi, lors du bureau national du parti, ses détracteurs ont fustigé à l’unisson les alliances passées dans l’entre-deux-tours entre certains candidats socialistes et LFI pour tenter de gagner des villes, comme Nantes, Brest, Clermont-Ferrand, Toulouse ou Limoges, des fusions qui n’ont pas été synonymes de succès pour la gauche dans la majorité des cas. Et Olivier Faure est prié par ses opposants de « clarifier » sa ligne.

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« Irréconciliable » avec Jean-Luc Mélenchon

« Il y a 0,6 % des candidats socialistes qui ont fait alliance avec LFI » pour le second tour des municipales, a répété le patron du PS demandant de « relativiser » les choses.

« Je ne suis pas irréconciliable avec l’ensemble des électeurs qui votent insoumis. Je suis irréconciliable avec leur chef » Jean-Luc Mélenchon, accusé d’avoir tenu des propos antisémites, a ajouté le premier secrétaire.

Il a aussi redit qu’il n’y avait pas eu, conformément à son engagement, d’accord national avec LFI aux municipales mais des alliances locales. « Ces choix-là n’ont pas été faits par la direction du parti », a-t-il martelé.

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Mardi, le chef des députés, Boris Vallaud, avait pris la parole pour expliquer que ces alliances d’entre-deux-tours conclues entre certains candidats socialistes et LFI avaient « nourri le procès en insincérité » envers les socialistes, et n’avaient « pas été efficaces. Elles ont même été à certains égards improductives et ont nourri un front inversé au profit de la droite ».

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Boris Vallaud, qui lors du dernier congrès du PS à Nancy s’était allié à Olivier Faure et lui avait ainsi permis d’obtenir une majorité, a déploré un manque de « dialogue collectif » dans l’entre-deux-tours. Il a jugé qu’au bout de huit ans d’opposition, le PS n’était « toujours pas l’alternative », et a regretté : « On va redire plus jamais LFI mais qui nous croit ? »

Refus de soumettre une résolution au vote

Mardi soir, Boris Vallaud a tenté de faire adopter une résolution déplorant « le manque de clarté et de cohérence » de la direction. Cette résolution fait référence aux propos d’Olivier Faure, qui entre les deux tours des municipales avait dit « comprendre parfaitement les choix » des candidats ayant décidé de s’allier avec La France insoumise, même si le bureau national avait acté début mars qu’il n’y aurait « aucun accord national » avec LFI, du fait des « propos antisémites intolérables » de M. Mélenchon. Selon plusieurs participants au bureau national, la direction a refusé de soumettre cette résolution au vote.

Interrogé mercredi sur Franceinfo sur son refus la veille de voter une résolution déposée par ses opposants internes, Olivier Faure a dénoncé la « méthode ». « J’ai laissé parler tout le monde, la résolution dont vous parlez, elle était sur les réseaux sociaux avant même d’être discutée donc ça c’est pas des méthodes », s’est-il justifié.

Si cette résolution avait été votée, le premier secrétaire aurait pu être mis en minorité, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il aurait été obligé de partir.

Le fait que la résolution n’ait pas été soumise au vote, « c’est très grave », a estimé de son côté Carole Delga, tenante d’une ligne anti-Fauriste, mercredi sur RMC. Elle a « redemandé à ce qu’il y ait une position claire sur le projet socialiste ». « Les Français retiennent que le Parti socialiste, c’est tout et son contraire, c’est du grand n’importe quoi », a-t-elle regretté.

Le Monde avec AFP

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