- Dans les Pyrénées-Orientales, c’est sans doute la fin des vacances pour les 2.500 campeurs évacués jeudi 2 juillet en raison des incendies.
- Trois établissements ont été touchés, dont le Brasilia, l’un des plus grands campings de France.
- Une équipe de TF1 a pu retourner sur les lieux avec le propriétaire.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Cela fait 34 ans que Yann Marlic travaille dans le camping 5 étoiles « Le Brasilia » à Canet-en-Roussillon, et il n’avait jamais connu pareille épreuve. « Ça, c’était les bâtiments d’accueil et de réception. Il y avait deux logements de fonction, le bureau d’information touristique et l’administratif aussi »,
montre-t-il dépité, alors qu’il ne reste plus qu’un champ de ruines après les violents incendies qui ont touché les Pyrénées-Orientales. Dès le milieu d’après-midi, les 1.700 vacanciers ont commencé à regagner au compte-gouttes cet établissement très connu dans la région.
Il n’y avait plus de gamins au miniclub. Les gens n’ont pas eu à courir après leurs enfants.
Il n’y avait plus de gamins au miniclub. Les gens n’ont pas eu à courir après leurs enfants.
Evelyne, une vacancière
Comme tous les résidents, Evelyne ne dormira pas là ce soir. Le brasier s’est arrêté à une vingtaine de mètres de sa caravane. « Le pire de tout, c’est qu’on avait demandé à changer d’emplacement et à aller au 54 dans l’autre allée. Et en fait, là-bas, tout a brûlé. On a vraiment eu de la chance qu’ils ne nous changent pas de place. On a eu de la chance aussi que ça se passe à 1h20. Il n’y avait plus de gamins au miniclub. Les gens n’ont pas eu à courir après leurs enfants. Et franchement, au niveau de l’organisation du camping, c’est le top »
, souligne-t-elle dans la vidéo ci-dessus.
Depuis 24 heures, sans relâche, le gérant et ses 150 salariés se mobilisent pour venir en aide aux vacanciers. Aucun n’a été blessé, mais le camping a subi de gros dégâts. « Ce sont 250 emplacements de caravanes, tentes ou mobilhomes qui ont été dévastés par les flammes. Cela représente un tiers de la superficie du camping »
, indique l’envoyé spécial de TF1, Robin Le Cornec.
On a eu de la chance d’être proche de la piscine et de l’accueil.
On a eu de la chance d’être proche de la piscine et de l’accueil.
Gérard, un vacancier
L’incendie, étendu sur 30 hectares, a aussi sévèrement touché, jeudi après-midi, deux autres établissements voisins que les vacanciers ont pu regagner en autocar. « Notre bungalow n’a pas brûlé. On a eu de la chance d’être proche de la piscine et de l’accueil. Du coup, on a eu l’info que notre bungalow n’est pas touché. C’est pour ça qu’on va récupérer les affaires »,
raconte Clément.
Tous n’auront pas cette chance. Ici, 80 bungalows ont été calcinés. Gérard et Sylvia n’ont été épargnés qu’à une dizaine de mètres près. « Quand on voit les bungalows à côté qui ont cramé, on a eu de la chance que ça se passe en pleine journée. La même chose en pleine nuit, ça aurait peut-être été complètement différent. C’est choquant »
, admet Gérard.
Malgré la mobilisation des secours et des professionnels du tourisme pour rouvrir au plus vite, certains de ces campings n’accueilleront pas de clients avant plusieurs semaines, alors que les vacances d’été débutent ce vendredi soir.

