• L’incendie en Gironde poursuit sa route, malgré l’engagement des pompiers, qui luttent pied à pied face aux flammes.
  • Ce brasier, attisé par des conditions météorologiques défavorables, se trouve à une quinzaine de kilomètres de l’agglomération de Bordeaux.
  • L’armée, et notamment le génie, a été déployée pour protéger la métropole aux plus de 800.000 habitants, et ses sites sensibles.

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Ils travaillent sans interruption depuis 36 heures. À quelques dizaines de mètres des flammes, les militaires creusent un pare-feu hors norme pour protéger l’agglomération bordelaise. Ce couloir de 9 kilomètres de long sur 300 mètres de large de terre, sans végétation, doit empêcher la progression des flammes. 

« La zone est un point stratégique car de l’autre côté nous avons directement la ville de Mérignac et c’est la dernière zone un peu boisée avant les zones d’habitation », souligne le lieutenant Pierrot, coordinateur moyen du génie, 31ᵉ régiment du génie, dans le reportage en tête de cet article. « Donc on doit absolument arrêter le feu (ici) », martèle-t-il. 

La ligne du pare-feu que les militaires tentent d’établir pour tenter d’arrêter le feu en Gironde. – TF1

Pour mener à bien cette tâche titanesque, les soldats s’appuient notamment sur 10 bulldozers de l’armée de terre, lesquels « servent habituellement pour les travaux de terrassement des armées, pour l’installation de camps en opération extérieure ». « Là, ils sont utilisés pour la protection de la population », souligne l’officier. Ces engins ont un deuxième rôle crucial : « Ouvrir des pistes forestières » pour faciliter l’accès aux flammes des pompiers, notamment dans des zones difficiles d’accès. 

1.500 militaires mobilisés

Le ministère des Armées a annoncé samedi 25 juillet que des « unités militaires sont en cours de déploiement, en appui des forces de sécurité intérieure, pour protéger les biens et les personnes ». Au total, 1.500 militaires venus de toute la France, 9 camions incendies, 10 bulldozers, 11 équipes médicales du service de santé des armées, 8 hélicoptères et un A330 équipé pour l’évacuation sanitaire ont été envoyés sur zone. Un drone Reaper a également été engagé pour réaliser des « missions de surveillance », et permettre d’identifier plus rapidement les points les plus sensibles.

L’armée assure aussi le remplissage ininterrompu des citernes des soldats du feu ou encore la coordination de toutes les bonnes volontés. « Ça va de l’agriculteur qui ramène sa cuve aux civils qui ramènent juste une tonne à eau pour venir aider les pompiers », explique le lieutenant André, chef de peloton « décontamination » au sein du 2ᵉ régiment de dragons. « Donc on voit vraiment qu’il y a un essor et un effort collectif », poursuit-il. Cet appui s’avère essentiel dans un contexte où les pompiers peinent toujours, malgré un dispositif XXL, à maîtriser l’incendie. 

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 Marine BROSSARD, Anne-Sophie ESTRUCH, Christelle ARFEL

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