• La France va procéder au rapatriement de certains Français, les plus vulnérables en priorité.
  • Dix-neuf ambassades et consulats sont mobilisés pour aider les personnes sur place.

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À l’aéroport de Roissy, Clara retrouve enfin ses parents, soulagés. « Vu de l’extérieur, avec l’actualité, je comprends que ce soit stressant. Mais même moi, je suis ravie d’être rentrée. Je vous avoue, le climat était un petit peu anxiogène quand même… Là, ça fait du bien », explique la jeune femme au micro de TF1. Plusieurs Français sont rentrés lundi d’Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, mais ils font pour l’instant partie des rares à être revenus. Ils sont encore secoués. 

« On a eu peur quand même, parce que ces alertes, on n’a pas l’habitude de ça. Tous les téléphones qui sonnent partout… », détaille un voyageur. « Là, on a juste envie de retrouver nos enfants. On a envie de rentrer chez nous. C’était ça, la crainte qu’on avait quand on était là-bas, de pas les revoir », affirme, ému, un père de famille. 

Des vols affretés pour les plus vulnérables

Près de 400.000 Français, habitants ou touristes, se trouvent dans les pays du Moyen-Orient touchés par la guerre. Ce matin, le ministère des Affaires étrangères annonce affréter des vols pour les plus vulnérables. Les Français ayant besoin de traitements médicaux ou les femmes enceintes, notamment. « Si une personne se trouve, encore une fois, dans une situation de détresse, dites-le nous, des mesures seront prises pour répondre rapidement. On a 19 consulats et ambassades qui sont mobilisés », explique Eléonore Caroit, ministre déléguée à la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger. 

On est entièrement pris en charge par le gouvernement du Qatar. On n’a pas eu besoin de sortir notre carte bleue une seule fois

Un Français sur place interrogé par TF1

Il s’agirait de places réservées sur des vols commerciaux et, si nécessaire, d’avions militaires. Combien d’appareils, à partir de quand, qui paiera ? Pas de précision pour l’instant. Pour rejoindre les aéroports, en tout cas, des équipes consulaires sont sur le terrain, par exemple à la frontière Israël-Égypte. Elles facilitent le passage des ressortissants qui partent en voiture pour prendre un avion en Jordanie ou en Égypte. 

Sur place, la prise en charge semble encore ce matin très différente en fonction des pays. Nous venons de contacter un photographe français. Il se trouvait dimanche à l’aéroport de Doha, au Qatar, lorsque la police locale l’a évacué jusqu’à cet hôtel. « On est entièrement pris en charge par le gouvernement du Qatar. On n’a pas eu besoin de sortir notre carte bleue une seule fois. On a reçu une liste avec les horaires des repas pour le petit-déjeuner, le déjeuner… », détaille Boby. 

Mais tous les ressortissants n’ont pas la même chance. Fanny, son mari et ses deux filles sont toujours coincés dans un hôtel de Dubaï. Cette fois-ci, tout est à leurs frais et elles peinent à trouver un avion. « On a regardé pour partir même d’Abou Dabi, parce que c’est à une heure de Dubaï. Là, on est sur du 28.000 euros le retour. C’est une somme qu’on ne peut évidemment pas se permettre », se désole la mère de famille. Sa compagnie aérienne ne lui propose quant à elle qu’un seul vol dans une semaine et ne lui promet pour le moment aucun remboursement.

La rédaction de TF1 | Reportage : Quentin FICHET, Alizée CALVO et Bastien AUGEY

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