En 2024, quelque 218.700 cambriolages ont eu lieu en France.
Le fait d’avoir recours à un système de vidéoprotection peut s’avérer utile
En plus de dissuader, ces équipements sont une aide précieuse pour les enquêteurs.

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Le 20H

De plus en plus de Français utilisent des dispositifs de vidéoprotection. Mais ces solutions sont-elles vraiment efficaces ? Sabah Ziani est propriétaire d’une maison dans le Bas-Rhin. Il y a quelques semaines, des malfrats ont fait irruption au milieu de la nuit dans son domicile. Sur les images glanées par les caméras de télésurveillance, dont des extraits sont diffusés dans la vidéo du 20H ci-dessus, deux cambrioleurs tentent en vain de forcer le volet en se servant d’un tournevis, avant de parvenir finalement à rentrer par une fenêtre en escaladant la véranda.

En déplacement professionnel à l’étranger, Sabah Ziani reçoit les images en direct sur son téléphone et assiste, impuissante, au cambriolage de son logement. La mère de famille a remis les vidéos à la police au moment de déposer plainte, une aide précieuse pour les enquêteurs. Dans une autre affaire qui a eu lieu un an plus tôt, la police a réussi à identifier les auteurs grâce aux images de télésurveillance. « On n’avait pas d’empreintes, pas d’ADN, parce qu’il avait fait attention à ne pas laisser de traces. La seule chose qu’on pouvait avoir, c’était son visage« , relate une policière au micro de TF1. 

La police utilise la reconnaissance faciale

Les enquêteurs ont fait appel à la reconnaissance faciale, une technologie qui permet d’examiner les traits du visage d’une personne filmée ou photographiée, et de comparer le résultat aux images de la base de données du Traitement d’antécédents judiciaires (Taj), un fichier contenant des millions de fiches sur les auteurs d’infractions. « C’est plutôt dans la phase de l’enquête judiciaire que c’est important pour nous de récupérer les images de l’événement« , souligne le commandant Franck, chef d’unité à la Police nationale d’Haguenau (Bas-Rhin). 

Ces vidéos fournies par les propriétaires ont déjà permis de démanteler des réseaux en bande organisée. « Le centre de surveillance a toutes les informations, toutes les données horodatées, à quel moment se sont passés les différents événements« , indique Alain Béal, directeur d’exploitation au sein de la société de télésurveillance Homiris. Tout comme les patrouilles de police, la vidéoprotection dissuade. Pour autant, ces systèmes n’évitent pas les effractions. En 2024, près de 218.700 cambriolages ont eu lieu en France (+1 % sur un an), selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.


La rédaction de TF1info | Reportage : Charline HUREL, Guillaume CHIÈZE

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