Maëlig Cozic-Sova, directeur du Ciné Manivel, à Redon (Ille-et-Vilaine).

A l’approche des élections municipales, nous avons cherché, partout en France, des femmes et des hommes qui font vivre un centre d’art, un café-concert, une compagnie de théâtre, un cinéma itinérant ou un festival, loin des grands circuits et des sites connus. Dont les efforts précieux préservent et cultivent un espace de plaisir et de partage.

« Il n’y a pas de meilleur “moyen cinéma” du monde. Ce n’est pas parce qu’on est un cinéma associatif que la qualité de nos services ne doit pas être premium. » A Redon, sous-préfecture de l’Ille-et-Vilaine, 9 500 habitants, Maëlig Cozic-Sova, directeur du Ciné Manivel, veut le meilleur pour son établissement, qui comptabilise près de 200 000 entrées chaque année. De la qualité des fichiers des films ou du son aux choix de programmation, en passant par le type de confiserie proposé, tout est savamment pensé.

Arrivé à Redon en 2020, ce Breton âgé de 45 ans, originaire de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), à 60 kilomètres de là, peut s’appuyer sur 150 bénévoles et une vingtaine de salariés pour faire tourner ce lieu qui compte sept salles de cinéma, un bar-restaurant à l’offre essentiellement végétarienne et un espace permettant d’accueillir des formations et des événements. « Personne ici ne se sent propriétaire de tel ou tel aspect du fonctionnement. Moi, mon rôle de directeur, c’est d’orchestrer le travail, explique-t-il, assis à son bureau, un matin de février. Il faut faire en sorte que les gens se sentent bien et articuler une certaine liberté d’action avec une cohérence de projet. »

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