• Chaque année, en France, plus d’un million de tonnes de déchets sont abandonnées dans la nature.
  • Les communes tentent, chacune à leur manière, de lutter contre ce fléau, comme le constate le 13H de TF1 notamment à Saint-Nazaire et à Vernon.

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Le 13H

Un million de tonnes de déchets sont abandonnées chaque année en France, selon le gouvernement. Aujourd’hui encore, et à six semaines des élections municipales, ce fléau constitue l’un des principaux casse-têtes des municipalités. Chaque commune adopte donc sa propre stratégie pour tenter de le limiter. 

À Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, la mairie fait par exemple appel à des équipes d’agents municipaux, chargées de traquer les auteurs de ces dépôts sauvages. « On recherche des identifiants, des étiquettes sur un colis, ça peut être de tout », souligne Christophe, un agent municipal membre de l’équipe d’intervention rapide, au 13H de TF1. « Ils ont volontairement mis des marqueurs sur les adresses. Là, on pense qu’elle a été arrachée volontairement. Les gens sont plus malins, ils arrivent à enlever les étiquettes, ils le font volontairement pour éviter d’être identifiés », poursuit-il. Mais, quelques minutes plus tard, c’est le jackpot : un nom et une adresse sont bien visibles. « On prend en photo l’ensemble du dépôt et on envoie ça à des agents », explique Christophe. Le contrevenant recevra ensuite une amende de 135 euros. 

En 2025, la mairie de Saint-Nazaire a déboursé pas moins de 200.000 euros pour tenter d’identifier les auteurs de dépôts sauvages. Et elle compte bien multiplier, encore, ses patrouilles. « Ça fonctionne, mais on a encore des progrès à faire. Ces progrès, c’est bien évidemment la population dans ses comportements et puis des services qui vont être encore plus à l’offensif, y compris la verbalisation », note le maire (DVG) David Samzun.

Caméras et haut-parleurs

Les autorités optent, de leur côté, pour des affiches tape-à-l’œil à Avrillé, près d’Angers (Maine-et-Loire). Mais la maire, Caroline Houssin-Salvetat, reconnaît les limites de cette stratégie. « Aujourd’hui, on constate les limites de l’affichage, les limites d’une sensibilisation », déplore-t-elle. D’autres communes, comme Arras (Pas-de-Calais) utilisent aussi des haut-parleurs censés intimider les pollueurs. Des messages comme « Merci de ramasser vos déchets, une patrouille de police est déclenchée » sont notamment diffusés. 

Autre parti pris enfin, à Vernon (Eure). La ville aux 25.000 habitants s’est équipée de deux caméras ultra-sophistiquées. Grâce à un logiciel, elle repère immédiatement les auteurs de dépôts sauvages, de jour comme de nuit. En 2024, 124 personnes ont été verbalisées, grâce à cette technologie. « On ramassait jusqu’à 3 ou 4 tonnes de dépôts sauvages par an. Et grâce aux caméras, on est arrivé à une tonne et demie à peu près », se félicite le maire (DVD) François Ouzilleau. « La répression est le seul moyen de changer les comportements », tance l’édile.

Un Français sur quatre avoue avoir déjà abandonné ses déchets en dehors d’une décharge. En Île-de-France, ce chiffre monte même à un habitant sur trois.

La rédaction de TF1info | Reportage : Manon MONNIER, Guillaume COLLEONI

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