- De jour comme de nuit, la commune de La Garnache, en Vendée, vit au rythme des cloches.
- Exaspérés, certains riverains ont lancé une pétition pour faire cesser le fonctionnement du carillon la nuit.
- Le 20H de TF1 s’est rendu sur place.
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Le 20H
De jour comme de nuit, la commune de La Garnache, en Vendée, vit au rythme des cloches. Elles se déclenchent toutes les quinze minutes. Thierry Simonin, qui habite ici depuis douze ans, est exaspéré. « À et-quart c’était le quart du carillon, à moins-le-quart ce sera les trois quarts du carillon et à l’heure, normalement, c’est le carillon complet »
, explique-t-il face à la caméra du 20H de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.
Au total, cela fait 726 coups de cloche chaque nuit. Thierry Simonin a donc lancé une pétition, avec d’autres riverains, pour faire cesser le fonctionnement du carillon la nuit. « Ma chambre est ici, elle donne juste en face du clocher. La journée il n’y a pas de problème, la tradition est toujours là. La nuit il n’y a pas besoin de tradition : les gens dorment donc ça sert à rien d’entendre le son des cloches tous les quarts d’heure »
, peste Patricia Pesce.
Une autre habitante, assistante maternelle, s’est installée avec sa fille à La Garnache, il y a un an, mais sans connaître cette particularité. « Le matin je suis aussi fatiguée que quand je me couche le soir, en fait. Donc non, c’est pas possible. Vu que le maire a été entendu et qu’il veut rien faire… voilà, on va partir, on va chercher une location ailleurs »
, lâche, dépitée, Sylvie Auguste.
Le maire, lui, se défend. Il assure entendre les administrés mais ne pas pouvoir ignorer la spécificité du patrimoine de sa commune. « Est-ce qu’on doit modifier quelque chose qui est vraiment authentique, qui est particulier, qui est spécifique, qui est patrimonial pour que les modifications améliorent la vie de quelques-uns ? »
, interroge François Petit face à notre caméra.
L’édile, accompagné du curé de la ville, le père Grégoire Cieutat, tient à nous montrer le système du carillon vieux de cent trente ans. « C’est le seul mécanisme que j’ai vu de ma carrière en bon état de marche, donc c’est une pièce effectivement assez rare »
, explique l’homme d’Église. Le maire, lui, assure que « ce n’est pas possible, malheureusement, de transformer (le dispositif) sans rajouter de l’automatisme et donc de dénaturer le mécanisme qui existe. Mais peut-être y a-t-il d’autres solutions et nous sommes évidemment preneurs de cela. »
Le mois prochain lors d’un conseil municipal, l’automatisation du carillon sera à l’ordre du jour sans garantie que cette solution soit approuvée.

