Exemple de vidéos IA aperçues sur Sora, le réseau social d’OpenAi clone de TikTok, le 7 octobre 2025.

OpenAI a annoncé, mardi 24 mars, la fermeture de Sora, son réseau social de vidéos courtes générées par IA, six mois seulement après son lancement marqué par un vif engouement. « Nous disons au revoir à Sora », a écrit l’entreprise sur X pour annoncer cette décision qui confirme son recentrage sur les outils professionnels avant une éventuelle introduction en bourse dans le courant de l’année.

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Disney, qui avait accordé en décembre une licence d’utilisation de l’image de ses personnages animés dans Sora, va se retirer de ce partenariat, selon une source proche du dossier citée lundi par le Hollywood Reporter. Le studio s’était engagé en retour à investir un milliard de dollars dans OpenAI.

Cette clôture de Sora acte la fin de l’un des produits grand public d’intelligence artificielle les plus médiatisés de l’an dernier, au moment où la maison-mère de ChatGPT resserre son focus sur les outils de codage et de productivité, créneau sur lequel son rival Anthropic grignote de plus en plus de terrain.

OpenAI a ajouté qu’il communiquerait prochainement sur le calendrier d’arrêt de l’application, gourmande en puissance de calcul, ainsi que sur les modalités de conservation des créations de ses utilisateurs.

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Un recentrage stratégique pour OpenAI

Cette fermeture survient à un moment délicat pour OpenAI, dont le modèle économique est de plus en plus mis en question : les coûts explosent bien plus vite que les revenus, malgré environ un milliard d’utilisateurs quotidiens dans le monde. Selon le Wall Street Journal, Sam Altman a annoncé ce recentrage aux employés mardi.

L’annonce intervient également dans le sillage du message de Fidji Simo, responsable des applications d’OpenAI, qui demandait à ses équipes début mars de ne pas se laisser distraire par des « quêtes secondaires » – terme emprunté au monde du jeu vidéo – pour se concentrer sur les agents IA.

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Ces outils, capables d’enchaîner des tâches de manière autonome sur les ordinateurs des utilisateurs pour écrire du code, analyser des données et prendre des décisions dans différentes applications, sont désormais au centre de l’attention des géants de la Silicon Valley.

OpenAI a embauché mi-février le programmeur autrichien Peter Steinberger, à l’origine d’OpenClaw, un logiciel de développement d’agents IA qui a connu un succès fulgurant chez les informaticiens du monde entier.

De son côté, Anthropic a déployé lundi une fonctionnalité agentique de son modèle Claude, désormais capable de contrôler l’ordinateur de l’utilisateur pour accomplir des tâches de manière autonome.

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Le Monde avec AFP

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