- Une centaine de vieux TGV vont être remis en état d’ici 2033.
- Cette opération « Botox » vise à rallonger la durée de vie des rames.
- Une équipe de TF1 a observé
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Le 20H
Après 31 ans de service, ce train aurait dû prendre sa retraite cette année. Il vient de s’offrir une nouvelle jeunesse. La majorité des portes ont été remplacées, certaines ont été repelliculées, mais pour la majorité, elles ont été remplacées. Comme lui, une centaine de TGV vont être remises en état d’ici 2033. A l’œil nu, peu de changements, et pourtant… On a remplacé les coques des sièges, les textiles des sièges, la moquette, à des fins de meilleur confort dans la rame. Les câbles et les roues ont aussi été inspectés. Une opération baptisée Botox par la SNCF, qui permet à ce train de parcourir 3 millions de kilomètres en plus. Donc finalement, les pièces qui étaient usées, on les a enlevées et on a mis des pièces neuves à la place. Donc vraiment, au niveau sécurité, la rame est au top pour rouler 4 ans de plus. Coût de la rénovation, 2 millions d’euros par train, qui leur permettront de fonctionner 4 ans supplémentaires. L’achat d’un train neuf coûte certes plus cher, 40 millions d’euros, mais sa durée de vie sera de plus de 30 ans. Alors pourquoi la SNCF investit-elle dans ces vieux TGV ? Tout d’abord, pour répondre à la hausse de fréquentation, plus 5 millions de voyageurs l’an dernier. Mais surtout, parce que ces nouveaux trains, les TGVM, n’ont toujours pas été livrés. Avec le retard de 2 ans du TGVM, c’est vrai qu’on avait le risque, si on n’avait rien fait, d’avoir non seulement ces rames qui n’arrivaient pas, mais en plus des rames qui auraient été radiées. Et donc d’avoir moins de place pour nos voyageurs. Donc on a lancé ce programme qui est extrêmement ambitieux pour permettre d’avoir 15% de place en plus. Rien qu’en 2027, cela représente 17 700 places en plus. Demain, direction Gare du Nord pour ce train rénové, avant de reprendre ses liaisons entre la France et la Belgique.
« Les premières rames rénovées dans le cadre du programme Opération Obsolescence Déprogrammée (O2D) sortent des ateliers »,
se félicite la SNCF Voyageurs (nouvelle fenêtre) dans un communiqué (nouvelle fenêtre). En effet, le train que vous voyez dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article aurait dû prendre sa retraite cette année, après 31 ans de bons et loyaux services. Mais la SNCF (nouvelle fenêtre)vient de lui offrir une nouvelle jeunesse. « La majorité des portes ont été remplacées, certaines ont été repélliculées, mais pour la majorité, elles ont été remplacées »
, nous montre Tarik Faïk, chargé des méthodes et de l’industrialisation au technicentre SNCF Le Landy (Seine-Saint-Denis).
Opération « Botox »
Une centaine de TGV vont être remis en état d’ici 2033. À l’œil nu, les changements ne sont pas forcément flagrants et pourtant… « On a remplacé les coques des sièges, les textiles des sièges, la moquette, à des fins de meilleur confort dans la rame »
, nous explique Camille Volant, directrice du technicentre SNCF Le Landy. Les câbles et les roues ont aussi été inspectés.
Cette opération « Botox » va permettre au train de parcourir trois millions de kilomètres en plus. « Les pièces qui étaient usées, on les a enlevées et on a mis des pièces neuves à la place. Donc au niveau sécurité, la rame est au top pour rouler quatre ans de plus »,
assure Camille Volant.
Les TGV M toujours pas livrés
Le coût de la rénovation par train s’élève à deux millions d’euros et va leur permettre de fonctionner quatre ans supplémentaires. À l’inverse, l’achat d’un train neuf coûte certes beaucoup plus cher, soit 40 millions d’euros, mais sa durée de vie sera de plus de 30 ans.
Alors pourquoi la SNCF investit-elle dans ses vieux TGV ? Il s’agit d’abord de répondre à la hausse de fréquentation, il y a eu cinq millions de voyageurs en plus l’an dernier. Mais la raison principale, c’est que les TGV-M (nouvelle fenêtre) n’ont toujours pas été livrés. « Avec le retard de 2 ans du TGV-M, c’est vrai qu’on avait le risque, si on n’avait rien fait, d’avoir non seulement ces rames qui n’arrivaient pas, mais en plus des rames qui auraient été radiées. Et donc d’avoir moins de place pour nos voyageurs. On a donc lancé ce programme qui est extrêmement ambitieux pour permettre d’avoir 15% de places en plus »
, explique face à notre caméra Alain Krakovitch, directeur de TGV-Intercités.
Rien qu’en 2027, cela représente 17.700 places en plus. « Sur le long terme, entre 2027 et 2034, la capacité du parc TGV sera préservée en moyenne de 22.100 places soit l’équivalent de 52 rames TGV »
, explique SNCF Voyageurs.

