• Sarah Ourahmoune est l’invitée du podcast « Inspirants », François-Xavier Ménage.
  • La boxeuse la plus titrée de France aide aujourd’hui les femmes à s’imposer dans la vie en entreprise.
  • Son souhait ? Qu’elles parviennent à dépasser le syndrome de l’imposteur.

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Avec Elles

Vice-championne olympique, championne du monde, dix fois championne de France, maman et entrepreneure engagée, Sarah Ourahmoune possède plusieurs casquettes. Aujourd’hui, la compétition est derrière elle, mais la boxe fait toujours partie de sa vie. Invitée au micro de François-Xavier Ménage, la pionnière de la boxe féminine française raconte son parcours et sa nouvelle vie dans le podcast « Inspirants ». Aujourd’hui, elle accompagne et conseille les femmes pour trouver leur place dans le monde de l’entreprise. Un monde encore très marqué par les inégalités et dans lequel il est difficile de s’imposer pour les femmes. « J’ai très souvent des femmes qui ont des parcours incroyables, mais qui n’ont pas du tout confiance, ou qui peuvent avoir été brisées soit par un contexte familial compliqué, soit par des expériences professionnelles qui les ont fragilisées« , confie Sarah Ourahmoune. Ces femmes, sur le papier, elles ont des compétences, de l’expérience, mais elles sont remplies de doutes, souffrent du syndrome de l’imposteur ou de la bonne élève.

L’idée de la championne ? Associer le coaching professionnel à la boxe parce qu’il y a « tout un travail sur l’estime de soi, sur reprendre confiance, reprendre sa place, oser. Oser mettre des coups aussi, ça, c’est tout un sujet« . Pour Sarah Ourahmoune, les femmes font preuve d’énormément de résilience, elles acceptent les coups, restent encore beaucoup trop en retrait, ce qui « reflète quand même beaucoup de choses de leur posture et de leur personnalité« . Elle précise : « Elles n’osent pas, elles ont peur de faire mal, peur de déranger, peur du regard de l’autre« . La championne estime qu’il y a un travail à faire sur la capacité de dire « moi aussi, j’ai le droit de frapper, je vais frapper juste, bien, et intelligemment« . Et ça commence par la posture, par la manière de se positionner dans l’espace, car affronter les autres et le regard des autres commence par être « convaincue de ta valeur et du message que tu veux faire passer », explique Sarah Ourahmoune. 

Une pratique qui se féminise

Quand elle a commencé la boxe, les femmes étaient très peu présentes dans les salles. Aujourd’hui, la discipline se féminise de plus en plus et elle attire un public pour différentes raisons : santé, esthétisme, défi sportif ou personnel, perte de poids. « Évidemment, il y a l’aspect physique santé« , indique la championne, « c’est quand même un sport qui est assez intense, qui bouffe un nombre de calories absolument dingue. Et c’est hyper complet, ça travaille tout le corps. Donc, il y a aussi cet aspect-là qui fait qu’on arrive à toucher beaucoup plus de monde pour l’aspect très physique« . Sans compter le mental, puisque la boxe permet de se décharger, de travailler sur la concentration, les émotions et de faire le vide. « Sur un ring, si on commence à penser au mail, au boulot, aux enfants, on peut prendre des coups« , rappelle-t-elle. Et d’ajouter : « Ce n’est pas comme sur un footing où on est là à pouvoir penser, ruminer parfois. Là, en boxe, si on n’est pas concentré sur ce qu’on fait, ça peut être dangereux« .

Sabine BOUCHOUL, François-Xavier MÉNAGE

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