- La France devrait faire face à de nouvelles fortes chaleurs la semaine du 10 août.
- Les services d’urgence doivent gérer l’afflux de personnes touchées par ces épisodes à répétition depuis le début de l’été.
- Nicolas Gonzales, chef du service des urgences à l’hôpital de Saclay (Essonne), analyse la situation sur LCI.
L’été semble encore plus long dans les hôpitaux. Alors qu’une nouvelle remontée des températures est attendue pour les jours à venir, le nombre élevé de personnes victimes des fortes chaleurs et le personnel réduit au sein des établissements de soins en raison des vacances mettent les services d’urgence à rude épreuve, comme en témoigne le chef du service des urgences à l’hôpital de Saclay (Essonne), Nicolas Gonzales, sur LCI.
« On a une saturation qui est multifactorielle. Il n’y a pas de répit pour les travailleurs de la santé, quels qu’ils soient, où qu’ils soient. Aujourd’hui, même dans des secteurs comme Paris-Île-de-France ou Saclay, là où je suis en responsabilité, on a un flux tendu »
, commence-t-il par expliquer dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
« C’est multifactoriel parce que c’est lié à une activité soutenue due à ces vagues de chaleur, […] et parce qu’on est en manque capacitaire. Les hôpitaux ont moins de capacités d’hospitalisation l’été. C’est lié notamment à la fermeture des lits d’hospitalisation »,
a-t-il ainsi poursuivi.
Il pointe par ailleurs la nécessité de pouvoir rouvrir des lits d’hospitalisation « dès lors qu’on constate un afflux de patients »,
ce qui se joue au niveau des administrations hospitalières. « On constate aussi une stagnation des patients à hospitaliser dans les services d’urgence avec des prolongements d’hospitalisation aux urgences qui sont anormaux »
, conclut-il.

