• Après l’annonce du cessez-le-feu avec Washington, l’Iran a rouvert le détroit d’Ormuz.
  • Toutefois, les navires doivent emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes.
  • En cause, selon Téhéran, la présence possible de mines.

Suivez la couverture complète

Guerre au Moyen-Orient : le cessez-le-feu tiendra-t-il ?

Tous les regards se tournent vers le détroit d’Ormuz. Ce jeudi 9 avril, la marine des Gardiens de la révolution a annoncé que les navires passant par la voie maritime devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de « mines » sur l’itinéraire habituel plus au large.

« On n’en sait absolument pas s’il y a des mines. (…) Comme on n’en sait rien, un armateur ne va jamais prendre le risque de mettre un bateau à la mer dans cette zone. Il va donc se plier à l’injonction iranienne », explique le général François Chauvancy sur LCI. « L’île de Larak est intéressante parce que c’est une île fortifiée et montagneuse qui fait 77 km², ce qui permet de contrôler une grande partie du détroit, y compris les navires. Les Iraniens mettent sous leur coupe l’ensemble de ces zones. S’ils contraignent les bateaux marchands à prendre un itinéraire imposé dans les eaux iraniennes, finalement, c’est tout à fait au bénéfice de l’Iran. »

La veille, seuls quatre navires ont pu passer le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran envisage d’imposer aux pétroliers un système de péage en cryptomonnaie. « Un dollar par baril, ce qui est énorme quand on sait que 20% du trafic mondial passe par ici. On voit bien que cela oblige les navires à longer les côtes iraniennes et, de fait, à dépendre de la loi imposée par l’Iran », poursuit le général François Chauvancy. 

L’Union européenne a rejeté toute idée de « péage » pour emprunter le détroit d’Ormuz, où la liberté de navigation doit être maintenue, a affirmé Anouar El Anouni, un de ses porte-paroles pour les Affaires étrangères. Depuis plus d’un mois, environ 2.000 navires sont bloqués principalement au niveau du golfe Persique. 

Thibault JEANNIN

Share.
Exit mobile version