• Les animateurs des écoles parisiennes sont de nouveau appelés à la grève, à partir de lundi jusqu’au 16 juin.
  • Ils entendent à cette occasion demander des créations de postes dans une filière en « sous-effectif chronique ».
  • Mais aussi dénoncer le « climat de suspicion généralisée » face au scandale des violences sexuelles.

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Scandale dans le périscolaire : l’onde de choc des violences sexuelles

La grève devrait principalement affecter le temps de l’interclasse de 11h30 à 12h30 et entraîner la fermeture de certaines cantines. L’intersyndicale (Unsa, Supap-FSU, CFDT, CGT, FO, UCP, CFTC) appelle les 14.000 animateurs des écoles parisiennes à la grève, à partir de lundi jusqu’au 16 juin et à manifester le 16 juin à l’ouverture du Conseil de Paris, pour dénoncer le climat dans le périscolaire secoué par un scandale d’agressions sexuelles.

« Près de 400 écoles » de la capitale avaient été perturbées lors de la précédente mobilisation, du 11 au 22 mai, marquée par une manifestation de « près de 2.000 agents du périscolaire », a précisé à l’AFP Nicolas Léger du Supap-FSU, premier syndicat du secteur. « Rien n’a bougé depuis sur nos revendications », a déploré le syndicaliste. Le nouveau maire PS Emmanuel Grégoire, qui a reçu les syndicats la semaine dernière, « renvoie tout à la convention citoyenne sur les temps de l’enfant » qui doit rendre ses conclusions fin juin.

L’objectif de cette concertation lancée par le maire à la mi-mai est notamment d’éviter des temps périscolaires trop fragmentés et de faire en sorte qu’à la rentrée, plus aucun animateur ne puisse se retrouver seul avec un enfant. La ville devrait aussi présenter des mesures sociales lors du Conseil de Paris de juillet consacré au budget rectificatif. Mais les syndicats craignent qu’elle annonce « des créations de postes qui ne feront que redonner un statut légal à du personnel déjà en poste, sans régler la question du sous-effectif chronique et du respect du taux d’encadrement », a ajouté Nicolas Léger.

L’intersyndicale dénonce aussi le « climat de suspicion généralisée » qui s’est installé depuis l’annonce du plan d’action de la ville contre les violences sexuelles dans le périscolaire, avec une « multiplication des suspensions sans accompagnement des agents » pour des violences éducatives ordinaires. Depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles.

A. LG avec AFP

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