Une station-service Nayara Energy Limited, raffinerie indienne détenue majoritairement par le géant pétrolier russe Rosneft, à Bangalore (Inde), le 12 décembre 2025.

L’Inde, troisième importateur mondial de brut, demeure pour l’heure relativement silencieuse quant à l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses approvisionnements en énergie. Pourtant, la situation dans le détroit d’Ormuz, au large de l’Iran, a de quoi l’inquiéter. Plus de la moitié du pétrole à destination du géant sud-asiatique transite par cet étroit passage qui relie les pays pétroliers du golfe Persique à l’océan Indien. La guerre y a quasiment interrompu le trafic maritime.

« Nous suivons de près l’évolution de la situation et toutes les mesures nécessaires seront prises afin de garantir la disponibilité et l’accessibilité financière des principaux produits pétroliers dans le pays », a très sobrement déclaré le ministère du pétrole, sur son compte X, lundi 2 mars, sans dresser d’état des lieux des réserves stratégiques du pays. Or les estimations sur leur niveau varient grandement.

Au début du mois de février, le ministre du pétrole, Hardeep Singh Puri, avait affirmé, devant la Chambre basse du Parlement, que l’Inde disposait de réserves permettant de satisfaire sa consommation durant soixante-quatorze jours, toutes sources combinées. Les récentes projections des analystes et des raffineurs diffèrent considérablement. Selon ces dernières, les réserves de pétrole de l’Inde varieraient de six à vingt-cinq jours de consommation. D’après les données d’inventaire de Kpler, qui se veut plus optimistes, « les réserves combinées pourraient théoriquement couvrir environ 40 à 45 jours d’importations dans un scénario de perturbation de l’approvisionnement en brut ». L’Agence internationale de l’énergie recommande d’avoir quatre-vingt-dix jours de stock.

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