
La Marine nationale a saisi 4,249 tonnes de cocaïne sur un navire en Polynésie française, a déclaré, mercredi 4 février, le Haut-commissariat de la République en Polynésie française dans un communiqué, confirmant une information de la chaîne locale TNTV.
Le navire intercepté, le 2 février, en provenance d’Amérique centrale, transportait 174 ballots de cocaïne et déclarait se diriger vers l’Afrique du Sud. La drogue a été détruite en mer, hors de la Zone Économique Exclusive (ZEE) polynésienne et de son aire marine protégée, a précisé l’armée à l’Agence France-Presse (AFP).
Le parquet n’a pas engagé de poursuites, l’objectif étant de concentrer les moyens judiciaires français sur les faits qui concernent directement le territoire national. Or, la drogue n’était pas destinée au marché polynésien, qui ne peut en absorber une telle quantité. « En accord avec le parquet de Papeete et conformément aux pratiques applicables en droit international, le navire et son équipage ont repris la navigation », a indiqué le Haut-commissariat dans son communiqué.
Freiner la circulation des stupéfiants
Cela avait déjà été le cas lorsque 4,87 tonnes de cocaïne avaient été saisies mi-janvier : le navire concerné est désormais en réparation aux Iles Cook mais est surveillé 24 heures sur 24, selon les autorités locales. Les navires interceptés sont suivis par satellite et des procédures judiciaires peuvent être engagées par d’autres pays du Pacifique.
Les polices et douanes de la zone collaborent pour freiner la circulation des stupéfiants en provenance d’Amérique latine et à destination des pays consommateurs, comme l’Australie. La Polynésie française est située sur ces routes maritimes et est elle-même touchée par une importante consommation de méthamphétamines. Mais sa faible population de 280 000 habitants lui évite d’être la cible d’un trafic de drogue massif.

