- Donald Trump menace de détruire les ponts et centrales électriques en Iran à la fin de l’ultimatum fixé à 20 heures (heure américaine) mardi 7 avril.
- La République islamique parle de possibles crimes de guerre à la clé de ces menaces.
- Les cibles d’Israël et des États-Unis seraient déjà prêtes pour frapper l’Iran dans les prochaines heures.
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Plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient
Qu’est-ce qu’un crime de guerre ? Il s’agit d’attaques commises « intentionnellement » à l’encontre de civils, plus largement à l’encontre de toutes les personnes ne participant pas directement aux hostilités, à l’occasion d’un conflit armé international ou non international. Les menaces proférées par Donald Trump à l’encontre de l’Iran, à savoir faire exploser les centrales électriques et les ponts, colleraient avec la description si elles étaient réalisées, met en garde Téhéran.
Selon le Jerusalem Post
, les cibles de Donald Trump et Benyamin Netanyahou sont prêtes pour frapper l’Iran dans les prochaines heures. Les ponts sont notamment concernés parce que « l’idée de Donald Trump et des Israéliens, c’est de perturber le plus possible tout mouvement militaire ou économique qui puisse favoriser la poursuite de cette guerre
« , explique le journaliste Thomas Misrachi sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
À noter qu’en Iran, 90% des marchandises transportées passent par la route et donc par les ponts. Plusieurs d’entre eux sont importants pour le régime iranien, tels que ceux du lac d’Ourmia, d’Ahvaz ou Bandar Abbas. Ils permettent souvent d’avoir accès à des sites pétrochimiques.
Autres cibles des Américains et des Israéliens : les centrales électriques, en particulier les plus sensibles. « Sans énergie, pas de guerre. […] C’est aussi un coût moral pour les populations
« , commente Thomas Misrachi. Parmi celles dont la disparition aurait le plus d’impact, on retrouve la centrale de Damavand, qui fournit de l’électricité à 10 millions de personnes. Il y a également le centre nucléaire de Bouchehr, ou le plus grand complexe gazier d’Iran, South Pars.

