• Près de 12 millions de comptes seraient concernés par ce piratage massif.
  • Le 15 avril, une cyberattaque avait visé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés.
  • Les données d’identification détaillées des usagers sont concernées, confirme le ministère de l’Intérieur.

Au total, « 11,7 millions de comptes seraient concernés » par l’incident de sécurité qui a frappé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) le 15 avril, a indiqué ce mardi le ministère de l’Intérieur. Une cyberattaque qui pourrait impliquer des données de particuliers et de professionnels, a souligné la place Beauvau dans un communiqué. Le nombre de comptes concernés était auparavant estimé à environ 19 millions.

Outre un signalement adressé à la justice, le ministre Laurent Nuñez a saisi « en parallèle l’Inspection générale de l’administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur », précise le communiqué de l’Intérieur.

« Données à caractère personnel »

Le 15 avril, l’ANTS, qui gère les demandes de pièces d’identité, avait « détecté un incident de sécurité », selon le ministère, précisant que des « données à caractère personnel«  étaient concernées, notamment les noms et prénoms, l’adresse électronique ou la date de naissance d’usagers. Le parquet de Paris a confirmé avoir reçu un signalement de l’ANTS daté du 16 avril portant sur « la mise en vente sur le darkweb de données qui en seraient issues ».

« Sous réserve de leurs conclusions, s’agissant des comptes particuliers, les données à caractère personnel seraient des données d’identification : identifiant de connexion, civilité, nom, prénoms, adresse électronique, date de naissance, identifiant unique du compte ; et le cas échéant, d’autres données qui ne sont pas systématiquement présentes dans les comptes : adresse postale, lieu de naissance, téléphone », a encore détaillé le ministère.

En revanche, à ce stade, « les investigations menées excluent la divulgation de données complémentaires transmises dans le cadre de la réalisation des différentes démarches, telles que les pièces jointes et les données de biométrie », assure encore le communiqué du ministère.

Fondée en 2007, l’ANTS est chargée d’accompagner les usagers dans leurs demandes de titres réglementaires et de délivrer ces différents documents. Un signalement a été transmis à la procureure de la République de Paris en application de l’article 40 du Code de procédure pénale en vue de l’ouverture d’une enquête, depuis confiée à l’Office anti-cybercriminalité (OFAC).

F.Se avec AFP

Share.
Exit mobile version