Le président américain, Donald Trump, s’adresse à la presse, en présence du premier ministre canadien, Mark Carney, lors de leur rencontre à l’occasion du sommet du G7 à Kananaskis, en Alberta (Canada), le 16 juin 2025.

La menace se déplace. Tandis que les Européens poussent un soupir de soulagement, en constatant le récent recul du président Donald Trump sur le Groenland, c’est au tour du Canada d’être visé. L’administration américaine jette son dévolu sur la province de l’Alberta, foyer énergétique (90 % de la production nationale de pétrole), situé dans l’ouest du pays. « L’Alberta est un partenaire naturel pour les Etats-Unis », a déclaré, le 22 janvier, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, lors de son déplacement à Davos (Suisse), comme s’il parlait d’un Etat souverain à part entière. Détail important : il répondait là à l’influenceur MAGA (Make America Great Again) Jack Posobiec, figure du nationalisme chrétien. « Les gens parlent. Les gens veulent la souveraineté. Ils veulent ce qu’ont les Etats-Unis », a noté Scott Bessent.

Ce dernier faisait référence à la campagne commencée début janvier pour recueillir près de 178 000 signatures dans la province, en vue de l’organisation d’un référendum d’indépendance. La question posée : « Etes-vous d’accord pour que la province de l’Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un Etat indépendant ? » Cette initiative du mouvement souverainiste Alberta Prosperity Project (APP) a peu de chances d’aboutir au détachement effectif de la province, à en croire les sondages.

Il vous reste 75.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version