La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, à l’issue de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’institution, à Francfort (Allemagne), le 19 mars 2026.

« Ce qui est en train de se produire actuellement est un choc sévère. » D’une petite phrase au cœur de sa conférence de presse, jeudi 19 mars, Christine Lagarde a résumé son inquiétude face à la guerre en Iran et au Moyen-Orient, qui s’approche de sa quatrième semaine. Sans surprise, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé que l’institution ne modifiait pour l’instant pas son taux d’intérêt directeur, qui reste à 2 %. Mais avec l’envolée des prix du pétrole et du gaz, sans le dire explicitement, elle a confirmé les attentes des marchés financiers, qui prévoient une, voire deux hausses des taux d’intérêt d’ici la fin de l’année.

« La guerre au Moyen-Orient a rendu les perspectives significativement plus incertaines, créant un risque à la hausse pour l’inflation et un risque à la baisse pour la croissance économique », explique Mme Lagarde. Difficile avec un conflit qui se durcit de jour en jour, mais qui peut également s’arrêter rapidement, de faire des prévisions précises. La BCE, comme tous les trimestres, a cependant tenté l’exercice, intégrant des données jusqu’au 11 mars, bien après le début des attaques israélo-américaines le 28 février.

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